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 GALERIE ART PREMIER AFRICAIN GALERIE ART PRIMITIF AFRICAIN AFRICAN ART GALLERY

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Art Gallery the Eye and the Hand

Jean Paul Barbier-Mueller est un collectionneur suisse, né à Genève en 1930.

Biographie

Il a subi l’influence d’un père que tout passionnait : la poésie, la philosophie, la musique (une des ses oeuvres fut créée à Seattle en 1985) ou la science (il obtint son doctorat en biologie à l’âge de 47 ans).

Après des études de droit à Genève et à Londres, il s’inscrit au Barreau, mais se retrouve assez rapidement au service d’une grande banque, puis directeur, à 28 ans, d’une société financière. En 1960, il crée sa propre entreprise, la Société privée de gérance, spécialisée dans la gestion du parc locatif immobilier d’investisseurs institutionnels et la construction d’immeubles à caractère social.

Collectionneur à la suite de son beau-père Josef Mueller, il s’oriente vers les arts « non occidentaux ». Avec sa femme Monique, il crée en 1977 le musée Barbier-Mueller, qui organise plus de soixante-quinze expositions, la plupart accompagnées d'importants catalogues, présentant les différentes sections de la collection familiale, avec la collaboration des plus grands musées d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Il conduit lui-même ou finance des recherches à Sumatra, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Il est l'un des meilleurs connaisseurs de l'éthnie Batak, au nord de Sumatra. En mai 1997, le musée Barbier-Mueller d'art précolombien, en face du musée Picasso, ouvre ses portes à Barcelone. La municipalité propose un prêt de longue durée du Palais Nadal, restauré à cet effet, pour exposer environ 400 œuvres d'art de l'Amérique préhispanique.

Jean Paul Barbier-Mueller est aussi un spécialiste reconnu de la poésie et de l’histoire française du XVIe siècle. Bibliophile dès l’âge de treize ans, il a rassemblé l’une des bibliothèques les plus exhaustives consacrées à Ronsard et aux auteurs de la Pléiade, mais aussi à de très nombreux minores. Intitulé Ma Bibliothèque poétique, le catalogue de cette collection, à visée bibliographique, compte sept volumes in-folio déjà publiés. J.P. Barbier-Mueller a également écrit de nombreux articles pour des revues comme Bibliothèque d’humanisme et Renaissance ou Le Bulletin du bibliophile dans le domaine de l’histoire du livre et de la littérature. En 1997, sa femme et lui ont créé, en faveur de l’université de Genève, la Fondation Barbier-Mueller pour l’étude de la poésie italienne de la Renaissance, qui regroupe à l’heure actuelle près de cinq cents volumes d’éditions rares de poètes du XIVe au XVIe siècle. Le catalogue de ce fonds, rédigé par le professeur Jean Balsamo, a été publié en juin 2007[1]. Il a par ailleurs offert au nouveau Musée international de la Réforme de Genève une importante collection de livres rares et de prestigieux autographes. Présenté en exposition permanente au sein de la salle Barbier-Mueller, cet ensemble retrace chronologiquement l’histoire complexe des Guerres de religion françaises du XVIe siècle.

Distinctions

Jean Paul Barbier-Mueller est en France commandeur de l’Ordre de la Légion d'honneur et commandeur de l’Ordre des arts et lettres. Par ailleurs, il est commendatore dell’Ordine al merito della Repubblica italiana, officier de l’Ordre royal d’Isabelle la Catholique, grand officier de l'Ordre royal du mérite civil espagnol et officier de l'Ordre du mérite ivoirien.

Bibliographie

Écrits et études personnels

    * « Ronsard est-il l’auteur de trois poèmes inconnus contre les Jésuites ? », dans Bulletin du Bibliophile, IV, 1975, pp. 363 sqq.
    * Ma Bibliothèque poétique – Première partie : éditions des XVe et XVIe siècles des principaux poètes français (de Guillaume Lorris à Louise Labé), Genève, Éditions Droz, 1973
    * Ma Bibliothèque poétique – Deuxième partie : Ronsard, Genève, Éditions Droz, 1990
    * Ma Bibliothèque poétique – Troisième partie : Ceux de la Pléiade, Genève, Éditions Droz, 1994
    * Bibliographie des discours politiques de Ronsard, collection « Travaux d’Humaniste et Renaissance », Genève, Éditions Droz, 1996 (édition revue et augmentée)
    * Ma Bibliothèque poétique – Quatrième partie, tome I : contemporains et successeurs de Ronsard (d'Aubigné à Des Masures), Genève, Éditions Droz, 1998
    * Ma Bibliothèque poétique – Quatrième partie, tome II : contemporains et successeurs de Ronsard (de Desportes à L’Aubespine), Genève, Éditions Droz, 2001
    * Ma Bibliothèque poétique – Quatrième partie, tome III : contemporains et successeurs de Ronsard (de La Gessée à Malherbe), Genève, Éditions Droz, 2002
    * « Jean de Chevigny et Jean-Aymé de Chavigny », dans Bibliothèque d’humanisme et Renaissance, LXIII-2, Genève, Éditions Droz, 2004, pp. 297-304
    * « Jean Édouard du Monin, voleur de feu… d’artifice – Essai biographique », dans Bibliothèque d’humanisme et Renaissance, LXVI-2, Genève, Éditions Droz, 2004, pp. 311-330
    * Ma Bibliothèque poétique - Quatrième partie, tome IV : contemporains et successeurs de Ronsard (de Des Marquets à Pasquier), Genève, Éditions Droz, 2005
    * « Pour une chronologie des premières éditions de la Satyre Ménippée (1593-1594) », dans Bibliothèque d’humanisme et Renaissance, LXVII-2, Genève, Éditions Droz, 2005, pp. 373-394
    * La Parole et les Armes – Chronique des Guerres de Religion en France (1562-1598), Paris, Éditions Hazan, 2006 Compte-rendu [archive]

À paraître

    * « Trois poètes réformés à Genève : Goulart, Poupo et Du Chesne » (à paraître dans les actes du colloque Goulart de 2006)
    * « Un disciple peu connu de Ronsard : Antoine de Blondel et le cénacle de Douai » (à paraître dans Revue des Amis de Ronsard, 2008)
    * Ma Bibliothèque poétique, Quatrième partie, tomes V et VI
    * Dictionnaire biographique des poètes français de 1550 à 1630

Ouvrages en collaboration

    * Avec André Jeanneret, Christian Kaufmann, Jean Laude, William Rubin et Claude Savary, Arts d’Océanie, d’Afrique et d’Amérique, Genève, Musée Barbier-Mueller, 1977 (130 pages, 28 ill. couleur et N/B)
    * Avec Octavio Paz, Michel Butor, Henri Stierlin, Danièle Lavallée et alii, Art millénaire des Amériques, Paris et Genève, Éditions Arthaud et Musée Barbier-Mueller, 1992 (384 pages, 154 photos, 148 planches couleur, 9 cartes géographiques en couleur)
    * Avec Michel Butor, Parures, Paris, Éditions de l’Imprimerie nationale, 1994 (248 pages, 175 photos couleur)
    * Avec Renato Caprini, Monique Barbier-Mueller, William Rubin, Franz Meyer, Pierre Schneider, John Russell et Jean Tinguely, De Cézanne à “l’art nègre” - Parcours d’un collectionneur, Genève, Musée Barbier-Mueller, 1997 (121 pages, 54 planches et 31 ill. en couleur et deux tons)
    * Avec Ian C. Glover, Janet Hoskins, Alain Viaro et Arlette Ziegler, Messages de pierre, Milan, Éditions Skira, 1998 (211 pages, 53 ill., 52 planches couleur, 6 cartes géographiques)

Autres

    * Indonésie et Mélanésie, Genève, Musée Barbier-Mueller, 1977 (120 pages, 160 ill. N/B, 37 cartes géographiques)
    * En pays toba – Les lambeaux de la tradition, Genève, Musée Barbier-Mueller, 1982 (238 pages, 175 ill. N/B, 31 ill. couleur, 3 cartes géographiques)
    * Art des Steppes, Genève, Musée Barbier-Mueller, 1996 (75 pages, 27 photos couleur, 1 carte géographique)
    * Guide de l’Art précolombien, Milan, Éditions Skira, 1997 (102 pages, 77 photos couleur, 8 cartes géographiques)
    * Civilisations disparues, avec une préface de Jean-François Revel, de l’Académie française, Paris, Éditions Assouline, 2000 (432 pages, 33 ill. N/B, 247 ill. couleur, 19 cartes)
    * Rêves de collection, sept millénaires de sculptures inédites, Paris et Genève, Éditions Somogy et Musée Barbier-Mueller, 2003 (193 pages, 70 planches couleur, 9 cartes géographiques)

 

Art primitif: découverte des trésors du collectionneur Jean Paul Barbier-Mueller
GENEVE (AFP) - Il a réuni la plus belle collection privée au monde d'arts primitifs, mais Jean Paul Barbier-Mueller, chasseur d'absolu,
estime n'avoir, à 78 ans, "rien érigé qui soit à l'épreuve des siècles".
Difficile à croire, quand il nous mène dans les méandres de son antre secret à
Genève, fabuleuse caverne où transitent les trésors qu'il expose dans le
monde entier. "J'ai horreur des objets en cage", sourit-il.
Ici, boucliers océaniens, masques-reliquaires Fang du Gabon, poteaux des
Iles Salomon, sculptures funéraires de Madagascar, voisinent avec les terres
cuites africaines bientôt exposées au Luxembourg.
Déjà, sa collection d'antiquités se déploie au musée genevois d'Art et
d'Histoire. A Barcelone, son Eldorado précolombien. A Paris, ses fleurons de
l'art africain. A Chantilly, ses précieux ouvrages de poésie de la Renaissance.
Son jardin secret.
"Je voulais être poète, mais je n'ai aucun génie, dit-il avec humour. Alors, j'ai
axé ma facilité dans d'autres domaines", montrant le fameux masque téké
(République Populaire du Congo) ayant appartenu au peintre André Derain.
Il y a là aussi les plus beaux masques baoulé (Côte d'Ivoire), un admirable
siège songye (Zaïre). On imagine sans peine ses innombrables déplacements
de Mexico à Bornéo, en passant par Abidjan, pour étudier les oeuvres, leur environnement, les photographier.
"Ce qui frappe chez lui, relève Jean-Louis Prat, ancien directeur de la Fondation Maeght, c'est sa disponibilité, son extrême gentillesse, si bien
que certains le croient mondain. C'est tout le contraire. Il montre une force de travail, une persévérance stupéfiantes. Il veut et réussit à tout
magnifier".
Qu'une oeuvre capte son regard, il la ferre. "Disons plutôt que c'est l'oeuvre qui me poursuit, corrige Jean Paul Barbier-Mueller. Comme vous
hante la jeune fille rencontrée dans une soirée".
Ainsi, séduit par Monique Mueller, qui n'a pas 20 ans, il la conquiert avec une carte au nom de "Ladislas Bromsky, espion". "Il sortait vraiment
du lot", dit-elle en riant.
Elle était la fille unique de Josef Mueller, collectionneur de peintures, puis d'arts primitifs, un homme plutôt taiseux ("nous avons échangé 300
mots en 25 ans"), qui attendait d'un futur gendre qu'il fît ses preuves.
A 22 ans, Jean Paul Barbier quitte donc le barreau pour la banque. Emploi moins poétique, mais mieux loti. Trois ans plus tard, il épouse
Monique, se propulse dans les affaires, comme dans les courses de stock-car ("j'ai été champion de Suisse"). Crée une société de gestion
immobilière qui asseoit sa fortune.
Elle ne l'attendait pas au berceau. De son enfance, il garde le souvenir de parents qui s'entredéchirent, d'un beau-père "haïssable", qui l'oblige
à quitter la maison, un soir de Noël, en pleine tempête de neige. Il n'a que 13 ans.
"J'ai vécu chez mon père, dentiste, musicien, passionné de biologie, au point d'élever des truites dans l'unique baignoire. Pendant la guerre,
ma chambre était parfois occupée par des résistants français. Mon père leur avait fait traverser la frontière au péril de sa vie et me faisait signer
des faux papiers de ma belle écriture".
Jeune homme, il collectionne les livres anciens, les antiquités. Puis les arts des pays non-occidentaux, au contact de Josef Mueller, dont il
épurera la collection avec sa femme Monique et l'étendra magnifiquement à 7.000 chefs d'oeuvre.
Il ouvre un musée à Genève (1977), un autre à Barcelone (1997), fait don à la France de 500 pièces (2001), provenant notamment de
l'Insulinde, rappelle Stéphane Martin, Président du Musée du Quai Branly, qui voit en lui un "honnête homme", un "érudit" de la Renaissance.
Aujourd'hui, Jean Paul Barbier-Mueller achève la rédaction de son dictionnaire biographique des poètes français du XVIe siècle. "Ce sera, dit-il
modestement, ma seule oeuvre à l'épreuve du temps".
Publié le: 12/06/2008 à 09:19:36 GMT Source : AFP

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