En 1937, le hasard d'une exposition1 mit en présence deux sièges à cariatide « royaux »2 d'origine Luba (Zaïre) qui offraient entre eux de frappantes similitudes, tout en présentant d'étroites analogies avec la célèbre porteuse de coupe agenouillée, conservée au Musée de Tervuren3. Tout en entrant incontestablement dans l'orbe de la grande statuaire des Baluba (plus précisément du groupe des Bahemba-Bakunda), ces œuvres s'écartaient à tel point des canons esthétiques fondamentaux de ce peuple que l'organisateur de l'exposition, Fr. M. Olbrechts, acquit la conviction qu'elles étaient de la main d'un artiste unique dont le génie, profondément original, n'avait su se plier aux normes esthétiques imposées par la Tradition. « Pour la première fois, note M. Leiris, l'idée de l'individualité d'un sculpteur africain (était) mise en avant »4.
La porteuse de coupe de Tervuren, longtemps surnommée « Kabila la mendiante »5, avait par son originalité plastique et le profond mystère qu'elle semble receler intrigué de nombreux esthètes, des cubistes (C. Einstein) aux surréalistes (Ph. Soupault). Mais l'on attribuait volontiers ce
Le pavillon a pour élément central de conception un arbre géant; le vert, le jaune et le bleu donnent le ton aux espaces ouverts du pavillon pour montrer le naturel, l’optimisme et le dynamisme de la nation. Les espaces d’exposition créent une ambiance de l’union harmonieuse ciel-terrehomme et montrent l’aménagement de la cité et le nouvel aspect du développement de l’habitat civil afin de développer le thème «Le remodelage de la communauté urbaine».
A ne pas manquer 1
Un arbre luxuriant couvre tout le pavillon, suggérant que le Cameroun accorde plus d’éléments modernes et de romantisme à la communauté traditionnelle et reflétant la protection efficace des forêts du pays.
A ne pas manquer 2
Le terrain de football simulé du pavillon permet aux visiteurs de découvrir la vie agréable urbaine et la passion pour le football du peuple.
Pavillon de Cameroun
La République du Cameroun se trouve sur le carrefour de l’Afrique centrale et occidentale. Le pays est connu pour ses caracteristiques topographiques et ses cultures très variées.
Depuis Canadien World Exhibition - Expo'67, le Cameroun a également participé à l’Exposition Universelle de Gênes 1992, Universal Exhibition Hannover 2000 et International Exhibition 2005, Aichi, Japon.
Pavillon de Cameroun
Thème: Remoulage des Communautés Urbaines
(Remodeling of Communities in the City)
Le pavillon suscite une réflexion camerounaise face à la reconstruction et l’aménagement rationnel de la ville ainsi que son attention et sa décision mise en oeuvre à la construction urbaine au
Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l'Ouest. Leur population totale au Mali est estimée à 700 000 personnes[1]. Ils occupent la région, nommée Pays Dogon, qui va de la falaise de Bandiagara au sud-ouest de la boucle du Niger. Quelques Dogons sont installés dans le nord du Burkina Faso, d'autres se sont installés en Côte d'Ivoire.
Les Dogons sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon qui regroupe plusieurs dialectes. Il existe aussi une langue secrète, le sigi so, langue réservée à la société des masques. Les Dogons sont liés avec l’ethnie des Bozos par la parenté à plaisanterie. Dogons et Bozos se moquent réciproquement, mais parallèlement se doivent assistance.
Sommaire
Histoire
Les Dogons seraient venus du Mandé, région située au sud-ouest du Mali au XIVe siècle pour éviter l'islamisation.[2]), le plateau (région de Sangha) et la plaine.[3] Ils se seraient installés à Kani Bonzon avant de se disperser sur trois sites que sont la Falaise de Bandiagara (site mis en 2003 sur la liste mondiale du patrimoine de l'UNESCO. Cette falaise était alors habitée par les Tellem, portant aussi le nom de kurumba. D'après les Dogons, les Bana ont précédé les Tellem. Même s'ils ont longtemps subi la domination des divers peuples ayant créé de grands empires ou royaumes, les Dogons ont toujours su conserver leur indépendance à cause de la difficulté
Environ trois million de personne habitant principalement dans le centre de la côte d'Ivoire se définissent comme Baoulé. Pourtant après une étude plus attentive il semblairaient que ces hommes s'identifient à des villages ou des groupements de villages (allant de 4 à 12 ) qu'à une ethnie. bien que les réalité ethnique des Baoulé reste msytérieuse on ne peut pour autant nier l'existence d'un style Baoulé. les artistes qui utilisent ce style parlent Baoulé et à l'étranger leur art est connu sous le nom Baoulé depuis plus d'un siècle.
les Baoulé sont décrits comme l'un des plus grands groupes ethniques de la côte d'Ivoire et ont joué un rôle essentiel dans son histoire au XX. De tous les peuples d'Afrique de L'ouest ce sont eux qui ont mené la guerre de résistance la plus acharnée, contre la colonisation française. Ils ont préservés avec ténacité leurs objets et leur croyance traditionnelles. Les Baoulé ont dans l'ensemble rejeté toutes formes de christianisme et ont été peu réceptif à l'islam
Baoulés
Baoulés
african Baule
Populations
Population totale
3 000 000
Populations significatives par régions
Côte d'Ivoire
3 000 000
Autre
Langue(s)
Baoulé
Religion(s)
Christianisme, religion traditionnelle
Groupe(s) relié(s)
proches:Akan, Agnis
sous-groupes:Akolé, Sah, Agba,Gbloh, Ahitou, Kôdé, Nanafouè,Sasiklan,
Les arts premiers : nomenclature politique ou arts singuliers ?
Eugène Berg Diplomate, ancien ambassadeur en Namibie, au Botswana et aux îles Fidji. Auteur notamment de 'Non-alignement et Nouvel ordre mondial' (PUF, 1980), 'La Politique internationale depuis 1955' (Économica, 1990) et 'Chronologie internati''o''nale : 1945-1997' (PUF, « Que sais-je ? », 4e éd, 1997). Collabore depuis le n° 19-20 au travail de recension effectué dans la revue 'Le Banquet'.
L'inauguration du Musée du Quai Branly, au moment même où s'ouvrait le deuxième sommet France-Océanie, fut un des grands moments culturels du quinquennat de Jacques Chirac. Il lui sera sans doute ce qu'aura été le Centre Beaubourg pour Georges Pompidou, le Musée d'Orsay pour Valéry Giscard d'Estaing et la Grande Bibliothèque pour François Mitterrand. Qu'exprime ce lieu qui a fait depuis son ouverture l'objet d'un réel et soutenu engouement Lire la suite... ]
Naissance 4 décembre 1866 Moscou (Russie) Décès 13 décembre 1944 (à 78 ans) Neuilly-sur-Seine (France) Nationalité Russie Russe
Vassily Kandinsky (Vassili Vassilievitch Kandinski, en russe : Василий Васильевич Кандинский) est un peintre russe et un théoricien de l’art né à Moscou le 4 décembre 1866 et mort à Neuilly-sur-Seine le 13 décembre 1944.
Considéré comme l’un des artistes les plus importants du XXe siècle aux côtés notamment de Picasso et de Matisse, il est le fondateur de l'art abstrait : il est généralement considéré comme étant l’auteur de la première œuvre non figurative de l’histoire de l’art moderne, une aquarelle de 1910 qui sera dite « abstraite ». Certains historiens ou critiques d'art ont soupçonné Kandinsky d'avoir antidaté
Vassily Kandinsky (Vassili Vassilievitch Kandinski, en russe : Василий Васильевич Кандинский) est un peintre russe et un théoricien de l’art né à Moscou le 4 décembre 1866 et mort à Neuilly-sur-Seine le 13 décembre 1944.
Considéré comme l’un des artistes les plus importants du XXe siècle aux côtés notamment de Picasso et de Matisse, il est le fondateur de l'art abstrait : il est généralement considéré comme étant l’auteur de la première œuvre non figurative de l’histoire de l’art moderne, une aquarelle de 1910 qui sera dite "abstraite". Certains historiens ou critiques d'art ont soupçonné Kandinsky d'avoir antidaté cette aquarelle pour s'assurer la paternité de l'abstraction sous prétexte qu'elle ressemble à une esquisse de sa Composition VII de 1913[réf. souhaitée].
Kandinsky est né à Moscou mais il passe son enfance à Odessa. Il s'inscrit à l’Université de Moscou et choisit le droit et l’économie. Il décide de commencer des études de peinture (dessin d’après modèle, croquis et anatomie) à l’âge de 30 ans.
En 1896 il s’installe à Munich où il étudie à l’Académie des Beaux-Arts. Il retourne à Moscou en 1918 après la révolution russe. En conflit avec les théories officielles de l’art, il retourne en Allemagne en 1921. Il y enseigne au Bauhaus à partir de 1922
Georges Braque, né à Argenteuil (Seine-et-Oise, actuellement Val-d'Oise) le 13 mai 1882 et mort à Paris le 31 août 1963, était un peintre et sculpteur français. Il fut, avec Pablo Picasso, l'un des initiateurs du cubisme.
Biographie Georges Braque : « Je fuis mon semblable, dans tout semblable il y a un sosie. »
Georges Braque grandit au sein d’une famille d’artisans. Il passe sa jeunesse au Havre et étudie à l'École des Beaux-Arts de 1897 à 1899 dirigé par Charles Lhuillier. Il y fait la connaissance d'Othon Friesz. Sa première formation comme peintre décorateur, il la doit à son père, Charles Braque, entrepreneur-peintre en bâtiment.
À Paris, il suit les cours d'un maître décorateur et obtient son certificat d'artisanat en 1901. L'année suivante, il entre à l'académie Humbert qu'il fréquente jusqu'en 1904. C'est là qu'il rencontre Marie Laurencin et Francis Picabia.
Du fauvisme au cubisme Il peint ses premières œuvres sous l'influence de l'impressionnisme jusqu'à ce qu'il découvre au Salon d’Automne de 1905 les toiles d'Henri Matisse et d'André Derain. Puis débute une collaboration artistique avec Othon Friesz avec qui il fait un séjour à Anvers, puis l'année suivante à L'Estaque (Bouches-du-Rhône) d'où il rapporte des tableaux fauves aux couleurs pures et aux compositions géométriques. ( « Souvenirs d'Anvers » ). Ses tableaux sont exposés en mars 1906 au Salon des indépendants.
Henri Matisse, né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis et mort le 3 novembre 1954 à Nice, est un peintre, dessinateur et sculpteur français.
Il fut le chef de file du fauvisme ; Pablo Picasso le considérait comme son grand rival et néanmoins ami.
Biographie
Sa jeunesse
Henri Matisse a grandi à Bohain-en-Vermandois dans la graineterie tenue par ses parents. Il commence sa vie professionnelle comme clerc de Maître du Conseil. À vingt ans, à la suite d'une crise d'appendicite, il est contraint de rester alité pendant de longues semaines. Pour occuper ses journées, sa mère lui offre une boîte de peinture. Il découvre alors le plaisir de peindre. Dès son rétablissement, tout en réintégrant l'étude, il s'inscrit au cours de dessin de l'école Quentin de La Tour destinée aux dessinateurs en textile de l'industrie locale. En 1890, Matisse abandonne définitivement les études de droit pour se consacrer à la peinture et l'année suivante, il s'installe à Paris. Après avoir été admis à l'école des Beaux-Arts, il fréquente l'atelier
André Derain (10 juin 1880 - 8 septembre 1954) est un peintre, illustrateur et sculpteur français, et un des fondateurs du fauvisme, dont il se sépare ensuite. Reconnu de son vivant, il est plus tard critiqué par certains pour son retour tardif à des formes picturales considérées comme "traditionnelles".
Sa vie et son œuvre
Derain est né à Chatou en Île-de-France. Sa période de formation de 1898 à 1899 s'effectue à l'Académie Camillo avec Eugène Carrière un ami de Pierre Puvis de Chavannes, où il se lie avec Henri Matisse, qu'il rencontre en copiant des tableaux au Louvre. En 1900, il rencontre Maurice de Vlaminck dans un train, avec qui il partage un studio, et commence à peindre ses premiers paysages. Autodidacte, il fréquente beaucoup les musées et nourrit sa réflexion esthétique d'un grand nombre de lectures (Zola, Nietzsche…). À Van Gogh qu'il découvre en 1901 et qui aura une influence déterminante s'ajoutent celles des néo-impressionnistes et surtout de Paul Cézanne. Il rejoint Matisse à Collioure en 1905 et à cette occasion définit le style qui le fera connaître du grand public : couleurs vives, dessin simplifié, composition claire. Il est alors considéré comme un des meilleurs représentants du fauvisme. En 1906 et 1907, il est bouleversé par les Arts primitifs et en étroite relation avec Matisse, il poursuit sa réflexion sur les liens entre décoration et expression. Il s'intéresse aux arts décoratifs : céramique, bas-reliefs en bois, sculpture, réalise de grands panneaux sur le thème de l'âge d'or, la danse ou les femmes au bain.
Anne-Louise Amanieu Ecole du Louvre Spécialité Arts de l'Afrique Février 2008
LES PEINTURES DE L'EGLISE ABBA ANTONIOS
Les
peintures sur toile de l'église Abba Antonios de Gondar en Ethiopie ont
été collectées par Marcel Griaule et son équipe lors de la mission
Dakar-Djibouti en 1932. Elles datent sûrement de la fin du XVIIième
siècle et mesurent (pour les morceaux installés au Musée du Quai
Branly) environ 2,3 mètres de haut. L'ensemble porte les numéros
d'inventaire allant de 31.74.3584 à 31.74.3630.
DESCRIPTION
Les
peintures de l'église Abba Antonios sont faites à base d'œuf, sur un
support de toile. Elles représentent essentiellement des figures de
saints ou des épisodes de l'histoire chrétienne (Ancien et Nouveau
Testament, écritures apocryphes), disposés dans des registres
superposés. Au
Musée du Quai Branly, la totalité de ce qui a été récolté (environ
60m²) n'est pas exposée. Dans la salle consacrée aux
L'art est une catégorie culturelle dont la
portée varie largement selon les temps et les lieux. Dans l'usage
courant elle englobe principalement les produits de ce qu'on a appelé
les beaux arts: peinture, musique, poésie, danse, sculpture etc. La
conception de l'art comme production d'objets qu'on s'accorde à trouver
beaux, ou du moins stimulants pour les sens, remonte tout au plus au
XVIIIe siècle. De nos jours il n'y pas une idée de l'art qui soit
universellement acceptée. Les produits et pratiques qui relèvent de
l'art sont circonscrits selon les intérêts poursuivis par les individus
et les institutions, en tenant compte d'une façon ou d'une autre des
désignations antérieures.
L'esthétique,
qui s'est développée au XVIIIe siècle comme une théorie de l'art, est
de nos jours perçue comme une construction accessoire. Le relativisme
contemporain met en doute la possibilité d'une théorie de l'art
universellement valable et tient que l'histoire de l'art est toujours à
refaire.
La notion d'art : évolution historique La
conception de l'art comme une forme spécifique de la culture humaine
est une idée qui s'est développée dans la civilisation occidentale
depuis la Renaissance. Le mot « art » qu'on emploie en français, dans
la plupart des langues romanes et aussi en anglais, vient du latin ars
qui signifiait habileté, métier, connaissance. L'équivalent allemand
Kunst vient aussi de connaître et dans les langues slaves iskustvo
dénote aussi l'habileté technique. De nos jours, tous ces termes
recouvrent principalement ce que l'on avait appelé les beaux arts et en
fait tous
On
doit à Alexandre Brongniart, directeur de la manufacture de Sèvres de
1800 à 1847, la théorie de la céramique, qu'il a publiée en 1841-1844
dans son Traité des Arts céramiques, ou des Poteries, considérées dans
leur Histoire, leur Pratique et leur Théorie. Le premier, il a classé
les céramiques en fonction de la porosité / imperméabilité de leur pâte.
Céramique
(keramos, argile en grec). Terme générique ayant trait à l'ensemble des
objets fabriqués en terre et ayant subi, au cours d'une cuisson à
température plus ou moins élevée, une transformation physico-chimique
irréversible leur conférant une dureté caractéristique. Pâtes ouvertes (=poreuses) : - Terre cuite ou poterie. - Terre cuite à glaçure plombifère. - Faïence stannifère. - Faïence fine. - Pâte siliceuse. Pâtes fermées (=imperméables) : - Grès. - Porcelaine
Le pigment est une
substance colorée naturelle ou artificielle. Dans la nature cela
peut-être le constituant d'un minéral ou bien une substance organique,
animale ou végétale, présente dans les cellules d'un organisme vivant
et produisant la couleur.En art ou en industrie les pigments sont des
poudres, généralement broyées très finement avant d'être mises en
suspension dans un liant (ou médium), liquide, plus ou moins fluide, ou
visqueux, pour obtenir les peintures, les enduits, ou les encres. Ils
sont généralement insolubles dans le milieu se fixant à la surface du
support sur lequel on l'applique, contrairement aux teintures qui
pénètrent dans les fibres.
Histoire
Les colorants étaient
connus et utilisés depuis la plus haute Antiquité. Les Sumériens,
Grecs, Romains, Égyptiens, Mayas, etc. les utilisaient abondamment,
notamment comme produits cosmétiques. Cependant, ces colorants,
malgré leur très grande efficacité, ne sont plus utilisés car ils
contenaient des sels métalliques hautement toxiques comme des
arséniates, du carbonate de cuivre ou vert-de-gris, de la céruse sans
oublier l'antimoine, le mercure, le plomb, etc.
Botanique
Substance organique produisant la couleur constitutive des éléments de la plante : * feuilles : chlorophylle (E140), anthocyanes (E163) (ou lipochromes) rouges, bleus ou violets * tronc : * racines : carotène (caroténoïdes E160) Les principaux pigments naturels (colorants) extraits des plantes comprennent : * l'indigo tiré de l'indigotier, * le
On doit à Alexandre Brongniart, directeur de la manufacture de Sèvres de 1800 à 1847, la théorie de la céramique, qu'il a publiée en 1841-1844 dans son Traité des Arts céramiques, ou des Poteries, considérées dans leur Histoire, leur Pratique et leur Théorie. Le premier, il a classé les céramiques en fonction de la porosité / imperméabilité de leur pâte.
Céramique (keramos, argile en grec). Terme générique ayant trait à l'ensemble des objets fabriqués en terre et ayant subi, au cours d'une cuisson à température plus ou moins élevée, une transformation physico-chimique irréversible leur conférant une dureté caractéristique. Pâtes ouvertes (=poreuses) : - Terre cuite ou poterie. - Terre cuite à glaçure plombifère. - Faïence stannifère. - Faïence fine. - Pâte siliceuse. Pâtes fermées (=imperméables) : - Grès. - Porcelaine
Le pigment est une substance colorée naturelle ou artificielle. Dans la nature cela peut-être le constituant d'un minéral ou bien une substance organique, animale ou végétale, présente dans les cellules d'un organisme vivant et produisant la couleur.En art ou en industrie les pigments sont des poudres, généralement broyées très finement avant d'être mises en suspension dans un liant (ou médium), liquide, plus ou moins fluide, ou visqueux, pour obtenir les peintures, les enduits, ou les encres. Ils sont généralement insolubles dans le milieu se fixant à la surface du support sur lequel on l'applique, contrairement aux teintures qui pénètrent dans les fibres.
Histoire Les colorants étaient connus et utilisés depuis la plus haute Antiquité. Les Sumériens, Grecs, Romains, Égyptiens, Mayas, etc. les utilisaient abondamment, notamment comme produits cosmétiques. Cependant, ces colorants, malgré leur très grande efficacité, ne sont plus utilisés car ils contenaient des sels métalliques hautement toxiques comme des arséniates, du carbonate de cuivre ou vert-de-gris, de la céruse sans oublier l'antimoine, le mercure, le plomb, etc.
Botanique Substance organique produisant la couleur constitutive des éléments de la plante : * feuilles : chlorophylle (E140), anthocyanes (E163) (ou lipochromes) rouges, bleus ou violets * tronc : * racines : carotène (caroténoïdes E160) Les principaux pigments naturels (colorants) extraits des plantes comprennent : * l'indigo tiré de l'indigotier, * le bleu pastel tiré du pastel
Anne-Louise Amanieu Ecole du Louvre Spécialité Arts de l'Afrique Février 2008
LES PEINTURES DE L'EGLISE ABBA ANTONIOS
Les peintures sur toile de l'église Abba Antonios de Gondar en Ethiopie ont été collectées par Marcel Griaule et son équipe lors de la mission Dakar-Djibouti en 1932. Elles datent sûrement de la fin du XVIIième siècle et mesurent (pour les morceaux installés au Musée du Quai Branly) environ 2,3 mètres de haut. L'ensemble porte les numéros d'inventaire allant de 31.74.3584 à 31.74.3630.
DESCRIPTION
Les peintures de l'église Abba Antonios sont faites à base d'œuf, sur un support de toile. Elles représentent essentiellement des figures de saints ou des épisodes de l'histoire chrétienne (Ancien et Nouveau Testament, écritures apocryphes), disposés dans des registres superposés. Au Musée du Quai Branly, la totalité de ce qui a été récolté (environ 60m²) n'est pas exposée. Dans la salle consacrée aux peintures éthiopiennes, à droite on peut voir
Martine Pinard Ecole du Louvre Spécialité Arts de l'Afrique Janvier 2008
" L'Art nègre ? Connais pas " ! Picasso, 1920
I. Préambule
Au début du XXème siècle et plus précisément vers les années 1905-1907, des peintres commencèrent à collectionner des sculptures d'Afrique et d'Océanie. Qui sont ces collectionneurs de ce qu'on a appelé l' " art nègre " (terme qu'il faudra définir) ; comment, dans quel contexte, ont eu lieu les premières acquisitions ? Cette première question en induit naturellement une autre : s'il y eut un engouement de prime abord (semble-t-il) " artistique ", qui étaient les premiers collectionneurs-marchands, nécessairement devaient être présents dans le circuit de ces acquisitions ? Enfin, de manière plus générale, le dossier soulève en toile de fond, la question du changement de regard pour l'art africain et plus généralement l'art des " Autres " sous l'angle de l'impact de cet engouement du début du XX ème siècle. Peut-on esquisser une " trajectoire "