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 GALERIE ART PREMIER AFRICAIN GALERIE ART PRIMITIF AFRICAIN AFRICAN ART GALLERY

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African Paris Gallery L'Oeil et la Main. Art premier primitif africain
Œuvre d'art

Une œuvre d’art est un produit purement humain, d'êtres capables de sensibilité, et qui tentent de représenter dans des formes et des structurations d'éléments interagissant une perception construite, réelle ou transcendante.

Synonyme : pièce, terme désignant plus particulièrement un élément dans la production d'un artiste, dérivé du terme pièce de musée et plus particulièrement utilisé dans le domaine de l'art contemporain.

Ontologie de l’œuvre d'art

Les œuvres d'art naissent perpétuellement d'un dialogue incessant de la matière et de la forme. Cette matière peut aussi être appelée matériau, concept plus général permettant de regrouper des éléments par exemple dans des œuvres par essence immatérielles à l’infini. Les œuvres d'art n'ont aucune autre définition que celle que veut bien leur attribuer le récepteur : mêmes figuratives (peinture ou sculpture par exemple) elles donnent en fait plus qu’elles ne contiennent.

Construction et inconscient

L’œuvre d'art demeure toujours une tentative d’ordonnance matérielle d'éléments a priori distincts. Matière et forme, conscience et inconscience vont toucher des affects particuliers. Certains aspects esthétiques du phénomène, de l’apparent, sont donc plutôt confiés à notre sentiment qu’à la raison.

Immanence et transcendance

On a donc assisté, dans la transformation des esthétiques au cours des siècles passés, à une exaltation des dimensions transcendantales de l’Homme derrière la profondeur des représentations artistiques dégagées par la technique. Un glissement de la matrice au collectif, un va et vient de l’immanent au transcendant.

Histoire de représentation

Ainsi, aujourd’hui l'œuvre dépasse le simple stade de l’imitation, et se tourne vers des mises en relation, des nouvelles formes de structuration, qui ne sont pas obligatoirement informationnelles, mais bien esthétiques .

Réception de l’œuvre

L’œuvre d’art est un système ouvert : elle s’adresse d’abord à chaque individu. De plus, c’est un système autoréférencé, et qui crée donc sa propre sémantique, ses propres lois. Ce qui tend à prouver que l’ontologie de l’œuvre se reflète bien sur ces deux plans que les philosophies esthétiques sont toujours parvenues à distinguer : un plan d’immanence où l’œuvre se signifie elle-même et s’identifie à son objet, et un plan de transcendance où elle déborde cet objet, où elle n’a plus d’objet, et où elle se contente d’être rapport au monde. À la question : « Qu’est-ce que l’art ? », il y a toujours eu, en général, deux sortes de réponses : la première est culturelle et relative (« l’œuvre est dans le regard de celui qui la contemple, dans l’écoute de celui qui l’entend ») ; la seconde est métaphysique (« l’œuvre traduit un univers métasensible, une métaréalité »). Entre ces deux positions, il y a place pour toute une gamme de nuances. Elles ont permis aux philosophes de replacer l’œuvre d’art dans l’univers dualiste (matériel et spirituel) de l’homme. Bâtie d’abord vers un pôle social, l’œuvre renvoie à l’unité de l’individu comme à l’universalité de la réception ; elle nous parvient comme une vision singulière, individuelle, de la traduction des potentialités de notre environnement, vision qui échappe à la rationalité scientifique, et n’en use que pour reconstruire un univers différent qui appartienne à tous. Par suite, les investigations philosophiques qui ont essaimé la réflexion sur une définition de l’œuvre d’art ont permis de redéfinir la communication artistique à travers le récit de sa genèse, la visite de sa construction, et l’efficience de sa réception.


Bibliographie

    * DANTO (Arthur C.), The Transfiguration of the Commonplace, New York, Harvard University Press, 1981. Tr. fr. de HARY-SCHAEFFER (Claude), La Transfiguration du banal - Une philosophie de l’art, Paris, Le Seuil, coll. Poétique, 1989, 330 p.
    * GENETTE (Gérard), L’œuvre de l’art. Immanence et transcendance, Paris, Le Seuil, coll. Poétique, 1994, 301 p.




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