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 GALERIE ART PREMIER AFRICAIN GALERIE ART PRIMITIF AFRICAIN AFRICAN ART GALLERY

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African Paris Gallery L'Oeil et la Main. Art premier primitif africain
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Les Yoruba

 

Le terme de Yoruba décrit à la fois un langage et une tribu vivant entre le Nigéria et la république populaire du Bénin, dans une région couverte de forêts et de savane. Leur histoire peut être retracée à partir du début de notre millénaire, avec la civilisation d’Ifé. Suite à l’effondrement du royaume d’Ifé un certain nombre de royaume tel que ceux d’Oyo, et d’Ijebu émergèrent, à leur tour ils se désintégrèrent durant le 18ème et le 19ème, mais furent ressuscités par les pouvoirs coloniaux, à la fin du 19ème. Aujourd’hui ils sont toujours à la base de la structure politique Yoruba. Le commerce des esclaves toucha fortement les populations Yorouba du Nigéria et il contribua, à leur diaspora et à la dissémination de leurs rites et de leurs croyances.

 

Les Yoruba sont des artisans prolifiques, la plupart des objets d’art Yoruba datent d’entre la fin du 19 ème, et le milieu de ce siècle, et peuvent parfois être attribués a des artistes connus par leur noms, ce qui est une exception dans l’art africain.

 

Durant le XVI, le royaume D’Ijebu, domina les régions situées près de la côte de l’océan atlantique . le cuivre importé par les navigateurs, portugais était échangé par les Ijebu et de nombreux objets en bronze furent créés par leurs artistes. Ces objets témoignent de l’influence de leurs voisins, le royaume du Bénin. Néanmoins, leurs bracelets cloches et sceptres, sont généralement décorés de figures, mi humaines mi animales présentant des yeux globuleux et des scarifications courbes sur le front.

L’empire d’Oyo entre le XVII et le XIX était situé dans la partie septentrionale des territoires ou vivent les populations qui parlent Yorouba, il était alors dirigé par un empereur appelé Alafin, qui servait de juge suprême. Son pouvoir était contrebalancé par un conseil de 7 chefs, chacun d’netre eux à la tête d’une famille non royales, à partir du 17ème, les Oyo étendirent leur territoire, grâce à leur cavalerie, qui fut plus tard immortalisé par les sculpteurs sur les masques dit Epa . les deux cultes les plus importants créés par les Oyo étaient centrés sur des sociétés secrètes encore actives aujourd’hui, et qui génèrent une multituide de masques cimiers statues.

Les cérémonies masquées de ces sociétés secrètes font intervenir des danseurs, qui représentent des créatures célestes, appelés Ara Orun, capables d’apporter la fertilité et de punir les coupables. Les cimiers sont portés durant les cérémonies liées aux mascarades annuelles mais peuvent aussi apparaître lors des festivités accompagnant les funérailles, d’un dignitaire ou durant les cérémonies d’initiation. Les cimiers varient considérablement si bien que seul le costume du danseur, et non le cimier qu’il porte permet de le distinguer des autres danseurs.

 

Le terme Sango, est originellement lié au quatrième roi Yorouba, qui fût déifié et que l’on associa, à la foudre symbolisé par un axe double, placé sur la tête des sculptures réalisées pour son culte. Durant les cérémonies annuelles du culte Sango , les prêtresses, chantent et dansent tenant un osé sango, sceptre de danse. Ce culte a aussi généré, un certain nombre de statue agenouillée en signe de dévotion, tenant une coupe, ou debout serrant un instrument de musique ou un osé sango. Les autels sango sont souvent encadrés de statues caryatides anthropomorphes.

 

Aujourd’hui le Nigéria est structuré par de nombreux cultes dont les plus importants sont les suivants :

 

  1. Gélédé, pratiqué surtout dans les royaumes yoruba occidentaux, et rend hommage au pouvoir des femmes âgées, durant les festivités de ce culte les participants portent des heaumes sculptés en forme de tête couronné d’une représentation d’activité quotidienne ou d’une coiffure élaborée.
  2. Epa, connu aussi sous le nom d’elefon, est localisé dans les royaumes du nord est, les masques Epa, qui varient énormément en fonction de la ville où ils sont crééssont généralement portés durant les funérailles et les rites de passage. Stylistiquement ils sont composés de plusieurs éléments : un masque heaume représentant une tête humaine placée sous une statue élaborée. Quand ils ne sont pas portés ces masques sont placés dans des sanctuaires où ils recoivent des libations et des prières.
  3. Ogboni, cette société est présente dans toutes les régions occupées par les Yoruba, néanmoins elle est probablement d’origine Ijebu. A sa tête l’homme et la femme les plus sages de la communauté détiennent le pouvoir de juger,. Les statues en laiton Ogboni, appelées edan sont généralement faites par paire et attachées l’une à l’autre par une chaine. Elles sont portées sur les épaules des membres de la société Ogbonien signe de reconnaissance ou comme amulette.
  4. Esu, le culte d’Esu, est centré autour d’un messager divin, intermédiaire entre les humains et les esprits, censé apporter bienfaits et punitions, il est révéré dans des sanctuaires où des batons sculptés avec leurs statues sont placés sur un autel, ou dansés durant les cérémonies annuelles,. La statue le représentant est caractérisée par une grande coiffure rejetée en arrière, figurant la forme d’une herminette.

 

Les sculpteurs Yorouba ont reçu des commandes pour décorer des portes de palais et des sanctuaires ainsi que des poteaux es vérandas et des toits. Parmi les artistes Yoruba les plus fameux, Olowé d’Isé a un style reconnaissables grâce aux traits complexes et anguleux des sculptures, il a entre autres sculpté des poteaux pour le palais de la ville méridionale d’Ekiti.



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