Résultat de la recherche : 'pouvoir'
Le socle et l’objet
Anne Villard *
Tout comme l’éclairage ou
la couleur, le socle est un des
éléments qui participent à la
construction de sens émanant
de l’ensemble d’une expo-
sition. Et à ce titre il concourt
à la compréhension de l’objet
qu’il présente. L’auteur
s’attache à mettre au jour les
types de liens existants entre
le socle et l’objet et analyse
à travers quelques exemples
la façon dont, dans le
contexte de l’exposition,
les messages sont véhiculés
par le socle.
* Anne Villard est muséologue
27 rue Bretonneau
37000 Tours
téléphone + 33 2 47 31 90 52 et
+ 33 6 19 55 73 18
annevillard@voila.fr
S’interroger sur la nature des liens qui
s’établissent entre le socle et l’objet c’est
parler de la relation qui s’instaure entre
ces deux objets c’est aussi mettre en évi-
dence la ou les fonctions du socle (ou du
support) dans l’exposition de l’objet.
En muséologie, la nature polysémique et
polyfonctionnelle de l’objet est aujour-
d’hui une évidence, et nous ne saurions
ignorer l’importance de son contexte de
présentation (1). L’objet s’insère dans
[ Lire la suite... ]
|
Les Yoruba
Le terme de Yoruba décrit à la fois un langage et une tribu vivant entre le Nigéria et la république populaire du Bénin, dans une région couverte de forêts et de savane. Leur histoire peut être retracée à partir du début de notre millénaire, avec la civilisation d’Ifé. Suite à l’effondrement du royaume d’Ifé un certain nombre de royaume tel que ceux d’Oyo, et d’Ijebu émergèrent, à leur tour ils se désintégrèrent durant le 18ème et le 19ème, mais furent ressuscités par les pouvoirs coloniaux, à la fin du 19ème. Aujourd’hui ils sont toujours à la base de la structure politique Yoruba. Le commerce des esclaves toucha fortement les populations Yorouba du Nigéria et il contribua, à leur diaspora et à la dissémination de leurs rites et de leurs croyances.
Les Yoruba sont des artisans prolifiques, la plupart des objets d’art Yoruba datent d’entre la fin du 19 ème, et le milieu de ce siècle, et peuvent parfois être attribués a des artistes connus par leur noms, ce qui est une exception dans l’art africain.
Durant le XVI, le royaume D’Ijebu, domina les régions situées près de la côte de l’océan atlantique . le cuivre importé par les navigateurs, portugais était échangé par les Ijebu et de nombreux objets en bronze furent créés par leurs artistes. Ces objets témoignent de l’influence de leurs voisins, le royaume du Bénin. Néanmoins, leurs bracelets cloches et sceptres, sont généralement décorés de figures, mi
[ Lire la suite... ]
|
Les Songyé
Au cours du XV siècle, les songyé migrèrent de la région du Shaba, (sud est de la république démocratique du Congo) et s’installèrent le long de la rive gauche de la rivière Lualaba, sur un plateau recouvert de savane et de forêt. Divisés en de nombreux sous groupes, les cent cinquante mille Songyé sont gouvernés par un chef central, le Yakitengé, dont la fonction demande qu’il ne montre pas d’émotions fortes, n’ait pas de contact avec les villageois, et ne boive pas en public. De plus des chefs locaux, distribuent les terrains aux villageois, mais une puissante société secrète contrebalance leur pouvoir. Contrairement à celles de leurs voisins la société Songyé est patriarcale.
Les Songyé créent des statues impressionnantes et des masques, aux traits puissants utilisés durant les cérémonies, liées à leur sociétés secrètes. Les statues sont souvent recouvertes d’accessoires. Des variations stylistiques régionales, dues à la grande étendue du territoire peuvent être observées.
Masques :
Le type de masque le plus connu est le KIFWEBE, ce qui peut être traduit par masque en dialogue Songyé. Son visage recouvert de scarifications linéaires, incisées montre une bouche rectangulaire, et un nez allongé placé entre des yeux globuleux. Il peut être masculin s’il est sculpté avec une crête centrale, ou féminin s’il porte une coiffure lisse. La taille de la crête sagittale du masque masculin indique sa puissance. Durant les initiations les circoncisions et les
[ Lire la suite... ]
|
Les
45000 Baga, vivent le long de la côte de Guinée Bissau, dans des villages
divisés en deux et quatre quartiers, eux-mêmes subdivisés en 5 et 6 clans. La
tradition voudrait que chaque village, soit dirigé par les plus anciens membres
de chaque clan qui se réunissaient en secret. De nos jours ce système a été
remplacé par un maire élu pour chaque village. Les
Baga vénèrent un dieu unique appelé Kanu assisté par un esprit masculin,
Somtup, et un esprit féminin A-bol. Un esprit souvent représenté par un
serpent, veille sur les grades inférieurs de la société To-Lom responsable des
rites d’initiations. Les
premières sculptures Baga apparurent en Occident durant les années 50 ;
l’impact de l’islamisation, et l’abandon des rites et croyances traditionnels,
permirent aux marchands occidentaux de pouvoir exporter les masques cimiers et
statues Baga. De nos jours les Baga essaient de restaurer leur culture avec
l’aide de leurs anciens, ils recréent cérémonies et festivités qui rythmaient
leur vie traditionnelle. Masques : Lire la suite... ]
|
|
Les Sénoufo
dispersés entre la côte d'Ivoire le Mali et le Burkina Faso, un millions cinq cent mille Sénoufo, vivent des fruits de l'agriculture et occasionnellement de la chasse. ils habitent des villages gouvernés par des conseils d'anciens, qui élisent un chef. la cohésion de la tribu est renforcée, par la société Poro qui initie, et éduque les hommes Sénoufo à partir de lâge de 7 ans. la théologie sénoufo repose sur la présence d'un dieu puissant,Koulotiolo; et d'une déesse mère Katielo, qui par l'intermédiaire des rites de la société Poro règnent sur le monde. L'art des Sénoufo est l'un des premiers a avoir été admiré par les occidentaux, leur production artistique est abondante, et leurs statues et leurs masques sont caractérisés par un mélange de détails réalistes , alliés à des formes géométriques pures. jouant sur les vides et les pleins.
Masques :
les Sénoufo, utilisent différents types de masques, selon l'occasion. le masque appelé Kpéliyée utilisé par les membres de la société Poro a un visage en forme de coeur entouré d'ailettes. le masque heaume représentatnt une tête de buffle janiforme est utilisé pendant les funérailles et en temps de crise. sa principale fonction est de détruire les esprits malfaisants, son pouvoir provient d'une petite coupe placée au sommet de son crâne contenant des substances magiques. parfois durant les danses des étincelles sortent de sa bouche ce qui lui a valu le nom de "cracheur de feu". un autre type de masque heaume, une tête de buffle, placée sous une paire de cornes d'antilopes, est utilisé
[ Lire la suite... ]
|
Agenda des expositions d'Art primitif
février 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Senoufo
mars 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Senoufo
avril 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
mai 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
juin 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
juillet 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
août 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Dogon
septembre 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Yoruba
octobre 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Yoruba
novembre 2011 Exposition d' art primitif à la galerie : Yoruba
décembre 2011 Exposition d'
[ Lire la suite... ]
|
MBAWA-PAKASA L'IMAGE DU BUFFLE CHEZ LES YAKA ET LEURS VOISINS Arts d'Afrique Noire arts premiers Printemps 1981 N° 77 Lorsque nous nous penchons sur la signification d'un masque africain, nous ne cherchons pas à savoir quel "message" il apporte, par la vertu de quelque notion essentielle de déguisement et par sa présence, mais plutôt à quelle sorte de continuum il appartient. Les masques existent à la confluence des traditions picturales, orales et fonctionnelles dont aucune n'apparais (au regard profane incapable de reconnaÎtre les sujets et encore moins de les discerner. La compréhension du code pictural utilisé requiert non seulement un commentaire élaboré mais un examen des composants tels qu'ils s'imposent à travers le contexte original. Permettez-nous de proposer l'exemple de l'image ayant rapport au buffle dans la région du Kwango-Kwilu du ZaÏre Sud-occidental (1). Synceros caffer, le plus grand des bovidés africains, est un animal massif, noir, au poil ras, mesurant 1,50 m au garrot et pesant près d'une tonne (900 kg.) (fig. 1). Ses lourdes cornes ont un écartement de plus d'un mètre, sont incurvées de haut en bas et vers l'intérieur et forment de larges bosses à leurs bases. Cet animal, à l'origine, occupait les régions du centre, de l'Est et du Sud de l'Afrique, fréquentant les plaines dégagées, les forêts ouvertes et le lit des rivières et des marécages bordés de roseaux. Communément aperçu en troupeaux d'une douzaine à cent têtes, il a l'habitude de paître et brouter le matin de bonne heure et, de nouveau, à la nuit tombée, cherchant l'ombre aux heures chaudes mais se déplaçant aussi parfois la nuit. Les femelles ne portent qu'un veau pendant
[ Lire la suite... ]
|
Les plus ancien témoignages du théâtre de marionnettes se
rencontrent en Inde et remontent à 4000 ans. On les trouve dans des pièces en
sanskrit dont le personnage principal s’appelle sudrahada ou le teneur de
ficelle. Elle existait en Chine il y a deux mille ans mais aussi dans la Grèce
antique où des fouilles ont permis de retrouver de petites marionnettes à
tringles en terre cuite qui si l’on se réfère à des textes anciens, étaient les
protagonistes de spectacle joués à Athènes sur la scène du théâtre de Dyonisos.
De nombreux auteurs latins dont Marc Aurèle, et Apulée font souvent référence
aux marionnettes. De tout temps et dans toutes les cultures les marionnettes
ont joué un rôle important tant sur le plan des idées que sur celui de la
création artistique. Source d’inspiration pour les uns métaphores pour les
autres elles ont inspiré , Byron, Shakespeare , Goethe et Lorca ou encore
Bonnard Vuillard Calder et Klee. Le théâtre de marionnette est pour l’homme, un moyen de
surmonter les crises par l’illusion, par leur puissance évocatrice , les
personnages qui s’expriment ont le fascinant pouvoir de nous faire évader du
monde terrestre pour nous emmener dans un univers fantasmagorique. Ces
personnages nous plogent dans le monde de la métamorphose, du retournement de
situation ou l’impossible devient réalité. Le quotidien se transpose dans un
monde fantastique ou les rois côtoient les dragons,, où les animaux parlent
pensent et agissent ou les ancêtres reviennent sur terre s’adresser aux
vivants. C’est aussi un champ d’expression qui permet une approche
[ Lire la suite... ]
|
|
l'union des commissionnaires de l'hôtel des ventes : est une corporation née en 1832 qui abrite environ 110 membres, (manutentionnaires et déménageurs) tous savoyards depuis le milieu du XIX ème siècle. En 1852 l'inauguration de Drouot unique salle des ventes de la compagnie parisienne, renforça leur position. profitant du référendum organisé en 1860 par Napoléon III pour le rattachement de la Savoie à la France ; les commissionnaires ont alors réclamé le privilège exclusif de leur corporation. Ils possèdent des parts égales de l'union, et sont responsables sur leur biens propres;
L'Hôtel Drouot a annoncé aujourd'hui qu'il allait supprimer le
monopole de fait détenu par l'UCHV (Union des commissionnaires de
l'Hôtel des Ventes) après la mise en examen de plusieurs des membres de
cette corporation dans une affaire de vols de tableaux et d'objets d'arts L'UCHV, qui assure le transport et la manutention des objets vendus à
Drouot, est une corporation, créée en 1832, qui comprend actuellement
110 commissionnaires, surnommés les "Savoyards" ou les "collets rouges".
Le conseil d'administration de Drouot a décidé que le transport des
objets d'art, principalement assuré par l'UCHV, sera désormais
également confié à plusieurs prestataires extérieurs ayant auparavant
reçu l'agrément de Drouot, a indiqué l'hôtel des ventes dans un
communiqué. Ces agréments seront délivrés à des prestataires
"respectueux des règles de déontologie et d'éthique", précise Drouot
qui est en train de rédiger un cahier des charges.
Le conseil d'administration de Drouot a
[ Lire la suite... ]
|
Les oeuvres sont présentées selon un parcours géographique allant des productions d’Ouest en Est, du Gabon vers les deux Congo : - les Fang et les peuples apparentés
- les Kwele
- les Mbede-Kota
- les Tsogho, Galwa, Aduma, Vuvi et Teke (Tsaayi)
- les Ngbaka, Ngbandi et Ngombe
- les Mbole, Yela, Metoko, Komo, Jonga, Lengola et Kela
- les Lega et les Bembe
LES FANG : LES KWELE : ils habitent sur la frontière nord de la république du Congo, et ont utilisés un type de masques appelés Ekuk, ce sont des masques plats, qui présentent des yeux incisés , souvent un visage de couleur blanche en forme de coeur un nez en triangle et des yeux en forme de grain de café. ces masques accrochés dans les maisons étaient rarement portés durant les cérémonies, d'initiation du culte bwété, leur fonction était d'animer un village afin d'activer es forces bénéfiques habitant le Bwété. LES KOTA : Habitant dans la partie orientale du Gabon, à la frontière avec la république du Congo, les Kota, regroupent un certain nombre de tribus, tels les Mahongwé, les Sango, les Obamba, et les Shamayé , qui pratiquent des rites identiques et partagent des traits culturels. Ils ont probablement migrés vers le sud , durant le 18ème, et de nos jours vivent dans la vallée de la rivière, Ogonoué, dans un environnement de forêt. leurs ressources économiques proviennent, sutout de la chasse et de l'agriculture. Autrefois les Kota, avaient l'habitude, de laisser leurs morts exposés aux éléments dans la forêt. Sous l'influence de tribus voisines, ils commencèrent à enterrer leurs cefs et à conserver leurs ossements,
[ Lire la suite... ]
|
Le groupe ashanti (ou Asante[1]) forment l'un des groupes ethniques[2] de l'ensemble akan au Ghana. Ils parlent le twi qui est un des dialectes akan[3] appartenant au groupe des langues kwa. Drapeau des Ashanti Implantation géographique Empire Asante au Ghana
La fédération ashanti se développe au XIIIe siècle. La capitale en est Kumasi[4]. Au XIXe siècle, cette civilisation atteint son apogée et occupe près de 70% du Ghana actuel. La communauté ashanti a été la plus grande de tous les États akan et la plus longue dans le temps. Noyau du clan Oyoko, Asantemanso demeure leur lieu d'origine[5]. L'ensemble du monde akan s'étend aussi en Côte d'Ivoire où il comprend les éthnies intérieures ou littorales, Appolos (Nzema), Anyi, Baoulé, Alladian, Adjoukrou, Tchaman surnommés "Ébrié", Abouré, Avikam, Laouien, Abron, etc. Histoire Origine Les Ashanti étaient très divisés et vivaient en petits groupes qui vont former des villes-États vassaux du royaume denkyira. Les Oyoko vont devenir dominants et s'imposer[6]. Osei Tutu sera le premier roi à unifier ces groupes. L'empire était tout d'abord continental puis l'année 1806 marque le début de la conquête de la région côtière. Les Anglais finiront par annexer le Ghana. Ce sera la fin de l'empire ashanti[4]. Empire * 1620 : les Ashanti sont les vassaux du puissant royaume Denkyira, l'un des deux royaumes avec les Adansi à se partager la forêt alors que les Akwamu sont vers les mines d'or de Birin ainsi que la région d'Accra. * Osei Tutu (1695–1712 ou 1717) est le premier roi qui unifie les Ashanti. Dans ses jeunes années, alors qu'il n'était
[ Lire la suite... ]
|
Qui sont les Baoulé ?
Environ trois million de personne habitant principalement dans le centre de la côte d'Ivoire se définissent comme Baoulé. Pourtant après une étude plus attentive il semblairaient que ces hommes s'identifient à des villages ou des groupements de villages (allant de 4 à 12 ) qu'à une ethnie. bien que les réalité ethnique des Baoulé reste msytérieuse on ne peut pour autant nier l'existence d'un style Baoulé. les artistes qui utilisent ce style parlent Baoulé et à l'étranger leur art est connu sous le nom Baoulé depuis plus d'un siècle.
les Baoulé sont décrits comme l'un des plus grands groupes ethniques de la côte d'Ivoire et ont joué un rôle essentiel dans son histoire au XX. De tous les peuples d'Afrique de L'ouest ce sont eux qui ont mené la guerre de résistance la plus acharnée, contre la colonisation française. Ils ont préservés avec ténacité leurs objets et leur croyance traditionnelles. Les Baoulé ont dans l'ensemble rejeté toutes formes de christianisme et ont été peu réceptif à l'islam
Baoulés
Baoulés
african Baule
Populations
Population totale
3 000 000
Populations significatives par régions
Côte d'Ivoire
3 000 000
Autre
Langue(s)
Baoulé
Religion(s)
Christianisme, religion traditionnelle
Groupe(s) relié(s)
proches:Akan, Agnis
sous-groupes:Akolé, Sah, Agba,Gbloh, Ahitou, Kôdé, Nanafouè,Sasiklan,
[ Lire la suite... ]
|
La Galerie
La Galerie l'Oeil et la Main, dirigée par Armand Auxiètre, présente des expositions emblématiques des Arts Premiers Africains. Collectionneur de père en fils, Armand Auxiètre propose une sélection rigoureuse de pièces d'exception depuis 2004.
Située au coeur du Carré Rive Gauche,fief des galeries d'antiquités les plus renommées de Paris,la galerie bénéficiede l'atmosphère toute particulière du calme et du charme de la rue de Verneuil qu'affectionnait tant Serge Gainsbourg. l'expertise et le marché de l'art africain aujourd'hui
Le marché de l'art africain, réservée par tradition à des artistes comme André Breton, des ethnologues comme Jacques Kerchache, des écrivains comme André Malraux, des politiques, ministres et présidents de la République notamment Jacques Chirac à qui l'on doit la création du musée des Arts Premiers du Quai Branly, a vu sa cote de popularité s'épanouir auprès de nouveaux amateurs soucieux de s'ouvrir à de nouvelles connaissances esthétiques et philosophiques. Devant cet engouement d'un public toujours plus sélectif, la galerie l'Oeil et la Main propose une expertise concrète de l'authenticité des oeuvres présentées. L'univers du monde baoulé
L'objet d'art comme pensée subversive
Les objets d'art de cette ethnie du centre de la Côte d'Ivoire sont considérés par les occidentaux comme l'une des réussites les plus achevées de l'art africain, tant par leur raffinement que par leur diversité. Cependant leur
[ Lire la suite... ]
|
Exposition « Mumuye »
ART GALLERY L'OEIL ET LA MAIN
41 RUE DE VERNEUIL 75007 PARIS
EXPOSITION DU 2 NOVEMBRE AU 6 DECEMBRE 2009
WWW.AFRICAN-PARIS.COM
Le Nigéria demeure l'un des pays africains les plus dynamiques en matière de production artistique, et ce dans tous les domaines. C'est à la sculpture nigériane et à ses artistes que la galerie L'Oeil et la Main a choisi de rendre hommage, à travers l'exposition "Mumuye". C'est
une vision à la fois globale et diversifiée de l'esthétique mumuye qui est proposée aux visiteurs et aux collectionneurs, à travers la présentation d'une quinzaine de pièces d'une grande qualité plastique.
Le groupe ethnique des Mumuye est situé au Nord-Est du Nigéria et se compose de sept sous-groupes aux coutumes et aux croyances distinctes. Leur origine commune se situerait, selon la tradition orale, plus au Sud du pays. Du fait de la difficulté d'accès à leurs territoires, les Mumuye ont longtemps été préservé de toute influence extérieure, jusqu'à leur soumission définitive aux Anglais dans les années 1950. En effet leur premier contact avec les Européens date de 1892, quand ils prêtèrent main forte au Jukun dans leur lutte contre les Fulani, eux-mêmes armés par les Français.
Les Mumuye vouent un culte au Vabo, c'est à dire aux divinités intermédiaires agissant entre les êtres humains et le dieu suprême La, associé au soleil. La statuaire mumuye a connu un grand succès parmi les amateurs d'art africain
[ Lire la suite... ]
|
L'ART DES BAOULES par Suzanne VOGEL Les artistes baoulé de Côte d'Ivoire ont créé des objets d'une esthétique quasiment inégalée dans l'art africain traditionnel, que ce soit par leur raffinement, leur diversité, leur profusion et la somme de travail qu'ils représentent. Les masques et les statuettes des Baoulés, ont suscité l'engouement des Occidentaux dès leur découverte et ils sont considérés comme l'une des réussites les plus achevées de l'art africain, c'est pourquoi ces sculptures occupent toujours une place prépondérante dans toute exposition ou étude consacrée à l'Afrique. Pourtant, aussi importante que soit leur renommée en Occident, il n'a jamais été facile pour quiconque de voir les représentations de cet art sur les lieux mêmes de sa création, dans les villages baoulé. L'art baoulé est loin de se limiter aux masques relativement naturalistes et aux figures humaines taillées dans le bois, il comprend également une grande variété d'ouvrages en ivoire, en bronze et en or : de grands masques-heaumes représentant des animaux agressifs ou des figures simiesques, et divers objets offrant des myriades de motifs sculptés: des portes, des chaises et des tabourets, des tam-tams, des cuillères, des bâtons, des peignes, des éventails, des frondes, des bols et des assiettes, des poids, etc. Il faut également mentionner des poteries, des bijoux et des tissus, ornés de petites figures humaines ou animales. De manière paradoxale, dans l'ethnie baoulé, seul un nombre limité d'individus ont eu le privilège, toujours potentiellement dangereux, de pouvoir regarder une œuvre d'art, dans le passé comme dans le présent. Un simple coup
[ Lire la suite... ]
|
L'ART DES BAOULES par Suzanne VOGEL Les artistes baoulé de Côte d'Ivoire ont créé des objets d'une esthétique quasiment inégalée dans l'art africain traditionnel, que ce soit par leur raffinement, leur diversité, leur profusion et la somme de travail qu'ils représentent. Les masques et les statuettes des Baoulés, ont suscité l'engouement des Occidentaux dès leur découverte et ils sont considérés comme l'une des réussites les plus achevées de l'art africain, c'est pourquoi ces sculptures occupent toujours une place prépondérante dans toute exposition ou étude consacrée à l'Afrique. Pourtant, aussi importante que soit leur renommée en Occident, il n'a jamais été facile pour quiconque de voir les représentations de cet art sur les lieux mêmes de sa création, dans les villages baoulé. L'art baoulé est loin de se limiter aux masques relativement naturalistes et aux figures humaines taillées dans le bois, il comprend également une grande variété d'ouvrages en ivoire, en bronze et en or : de grands masques-heaumes représentant des animaux agressifs ou des figures simiesques, et divers objets offrant des myriades de motifs sculptés: des portes, des chaises et des tabourets, des tam-tams, des cuillères, des bâtons, des peignes, des éventails, des frondes, des bols et des assiettes, des poids, etc. Il faut également mentionner des poteries, des bijoux et des tissus, ornés de petites figures humaines ou animales. De manière paradoxale, dans l'ethnie baoulé, seul un nombre limité d'individus ont eu le privilège, toujours potentiellement dangereux, de pouvoir regarder une
[ Lire la suite... ]
|
|
FORCE ET MESURE
La découverte de l' "art primitif" : un art de la force Formes et fonctions des formes Divinités et ancêtres Le bois vivant Force et mesure
Elaborer une esthétique de l'Afrique noire apparaît comme une entreprise hasardeuse à bien des égards. Est-il légitime d'isoler ces objets, qu'aujourd'hui nous qualifions d'œuvres d'art, du cadre général de leurs relations et de leurs contraintes culturelles ? Peut-on les soumettre à un critère qui n'a jamais existé dans la pensée de leurs créateurs ? Et peut-on, enfin, voir dans cet art - si l'on s' en tient à ce terme - un phénomène uniforme, malgré la grande variété de styles tant régionaux que locaux que nous offre cet énorme continent, à la suite de longues évolutions historiques souvent mal connues ? Enfin, n'oublions pas que cette approche exclut de vastes régions, notamment l' Afrique blanche, c' est à dire la zone méditerranéenne avec son histoire millénaire ; l'Afrique orientale et méridionale dont les peuples de pasteurs
[ Lire la suite... ]
|
|
LA SCULPTURE AFRICAINE
Introduction Contexte de la sculpture africaine Les lieux de la sculpture africaine traditionnelle Canons de la sculpture africaine Des techniques et des créateurs Esthétique Rôle de la sculpture africaine dans son milieu Impact universel de la sculpture africaine Indications bibliographiques
Introduction
Jamais sujet n'a fait couler autant d'encre que la sculpture africaine traditionnelle. Jamais, malgré toutes les tentatives, l'homme n'a réussi a l'évacuer de son champ mental et encore moins de son histoire, c'est-à-dire de sa rencontre avec l'autre. Elle a été une des pièces maîtresses pour mesurer la "civilisation" de l'homme noir et sa capacité à créer, capacité diversement appréciée tout au long de l'histoire jusqu'à ce que au début de ce siècle, le cubisme aidant,
[ Lire la suite... ]
|
|
Etude sur le sacré
Introduction Le sacré : le véritable paradigme Le vice dans la recherche en anthropologie du sacré La position du chercheur africain L'incohérence du vrai-faux paradigme de l'irrationnel L'importance de l'événement primordial Le culte des ancêtres : à la recherche d'une définition L'événement primordial : le phénomène agraire Les fondements biologiques Les fondements neurobiologiques Les fondements astronomiques Conclusion Bibliographie
[ Lire la suite... ]
|
|
LES VOIES DE L'AFRO-RENAISSANCE
Texte tiré du "monde diplomatique" Octobre 1998
En matière économique, l’Afrique fait figure de continent pauvre et marginalisé. Depuis la fin de la guerre froide, elle apparaît comme une zone déclassée qui ne représente plus un enjeu géopolitique et diplomatique pour les grandes puissances. En dehors des situations d’urgence qui exigent des interventions humanitaires, plus personne ne s’intéresse véritablement au sort des 700 millions d’hommes et de femmes qui vivent dans cette partie du monde. « Faillite du développement » ? « Retard » ? Ou bien, plutôt, résistance des sociétés africaines, refus de se laisser prendre au piège néolibéral, et émergence de solutions de rechange au modèle occidental de développement ?
Peu d’études sur le continent laissent réellement place à l’espoir : on ne cesse d’y répéter que « l’Afrique s’enfonce » et devient « un conservatoire des maux de l’humanité ». L’image d’un « continent naufragé », mille fois ressassée, paraît résumer l’ensemble des perceptions d’une Afrique qui tendrait à se confondre avec la misère, la corruption et la fraude et qui serait la patrie de la violence, des conflits et des
[ Lire la suite... ]
|
|
|