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De l’africanisme aux études africaines Textes et « humanités » Alain Ricard Tout discours sur l'Afrique, et en particulier l'Afrique noire, ne peut il relever que de la passion, voire de lacompassion ? N’y a t-il que les fous d’Afrique – titre d’un livre récent – pour s’intéresser à elle ? Quelles formes de raison peut-il convoquer ?La première qui se présenta fut géographique. Sorte de page blanche de notre humanité jusqu'au XIXe siècle, l'Afrique a été inscrite avec nos routes, nos cartes, nos frontières ; aujourd'hui, les images satellitaires ne nous en laisentrien ignorer. Nous savons au mètre près ce qui se passe à Kisangani en guerre, là où Stanley donna à des chutes son nom : il avait compris que cette courbe du fleuve Congo était le centre du continent, il pensait en géographe et en stratège... Cette Afrique des images reste face à nous, extérieure : ne relève-t-elle pas aussi d'autres formes de raison plus intérieures, voire existentielles ? Quel immense murmure monte de la forêt ? Que dit-il ? Ces Africains ne sont-ils qued'empruntés francophones ou de pompeux anglophones ? Des bégayeurs maladroits ou des volubiles irresponsables ?L'inscription géographique, qui en reste à l'image, est trop facilement la proie de la marchandise. Aujourd'hui il nous faut le son, le discours. Des langues en expansion composent d'autres circulations que nous ne capterons pas avec nos satellites. Il nous faut passer de l'œil à l'oreille, du regard à l'écoute... Les blancs des cartes Les sciences humaines redécouvrent l’afrique, titrait un journal du soir après un colloque tenu à Nantes – « Les sciences de l’homme
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Les collections d'art africain dans les musées du monde
L'Amérique
Bermudes
Hamilton
Bermuda National Gallery
City Hall, Church Street
lu-sa 10-16
Arts d'Afrique occidentale: Bamana, Bwa, Bete, Guro, Yaoure, Senufo, Ashanti, Yoruba, Ibo, Bamileke...
Brésil
Bahia
Museu Afro-Brasileiro. Universidade Federal da Bahia
Terreiro de Jesus
ma-sa 9-17
Arts et objets cultuels d'Afrique Noire: Yoruba...
Sao Paulo
Museu de Arqueologia e Etnologia. Universidade de Sao Paulo
Cidade Universitaria. Av. Prof Almeida Prado
ma-ve 9-17; sa 10-14
Ethnographie de l'Afrique noire. Exposition permanente "Culturas e Sociedades"
Canada
Calgary
Glenbow Museum
130 9th Avenue S.E.
ma-di 9-17
Arts d'Afrique occidentale: Baga, Senufo, Ashanti, Yoruba, Ibo, Yaunde, Bamileke... (non exposés en permanence)
Kingston (Ontario)
Agnes Etherington Art Centre. Queens University
Queens University Campus
ma-ve 10-17; sa-di 13-17
Arts d'Afrique occidentale: Bidyogo, Dogon, Bamana, Bankoni, Mossi, Dan, Senufo, Baule, Yaure, Anyi, Ashanti, Fanti...
Arts du Nigeria: Yoruba, Ibo, Urhobo, Koro, Mama, Kaka...
Arts du Gabon et du Congo: Fang, Kota, Bembe, Kongo, Yombe, Pende, Luba, Hemba, Lega, Songye, Tshokwe... (Coll. Lang)
Montréal
Musée des beaux-arts
1379-1380 rue
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L'Afrique depuis 1935
Directeur de recherche Professeur A.A. Mazrui (Kenya)
Co-directeur C. Wondji (Côte d’Ivoire)
Les arts et la société depuis 1935 J. VANSINA
Partout en Afrique aujourd'hui les arts donnent le spectacle d'un étonnant bouillonnement de créativité surgi avec une étourdissante diversité de toutes les couches de la société. Beaucoup de nouvelles tendances artistiques datent de la seconde moitié de la période coloniale. Du reste, certains pionniers œuvrent encore de nos jours. Après tout, il n'est passé que deux générations depuis 1935. Or, dans ce court laps de temps, l'activité artistique a été d'une richesse et d'une diversité telles que ce chapitre pourra tout au plus retracer les grands axes de son évolution (1).
Au départ, il faut énumérer un petit nombre de traits généraux d'ordre social et culturel qui constituent la matrice de l'ensemble. Ce sont : l'impact croissant mais inégalement réparti de l'Europe, la croissance des villes, les
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Le Metropolitan Museum of Art de New York, souvent abrégé « the Met », est l’un des plus grands musées d’art au monde. Ouvert au public depuis le 20 février 1872 il est situé à Manhattan, du côté est de Central Park sur la Cinquième Avenue et à la hauteur de la 82e rue. Le musée comprend également un autre bâtiment, « The Cloisters » (les cloîtres), à l’extrémité nord de l’île, dans Fort Tryon Park (quartier de Washington Heights). Cette annexe présente des œuvres d’art médiéval et des reconstitutions de cloîtres européens. Les collections du Met comptent plus de deux millions d’œuvres d’art provenant du monde entier et représentant une gamme d’objets très divers. Les premières pièces furent apportées par les fondateurs puis des dons et des legs de grands collectionneurs ainsi que les diverses politiques d’acquisition menées par les directeurs successifs. Les visiteurs peuvent ainsi admirer des trésors de l’Antiquité, tels que ceux exposés dans ses galeries grecques et chypriotes, en passant par des toiles et des sculptures de tous les grands maîtres européens, jusqu’à une large collection d’art américain. Les collections sont aussi composées d’œuvres égyptiennes, africaines, asiatiques, océaniennes, moyen-orientales, byzantines et islamiques.
Une collection encyclopédique d’instruments de musique du monde entier peut aussi être
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Sculpture
dédiée à Gou, divinité du fer travaillé et de la guerre Œuvre
en fer de 168cm de hauteur réalisée avant
1858 par Akati Ekplékendo Actuelle
République de Bénin Lauren Papet, Ecole du Louvre
Arrivée
dans les collections françaises et problèmes d’identification Cette statue a été rapportée en
France en 1894 par le capitaine Eugène Fonssagrives à la suite de la conquête
du Dahomey. Elle appartenait au butin de guerre découvert dans le palais
d’Abomey, délaissé par le roi Béhanzin en fuite, qui l’avait lui-même peut-être
apportée sur la côté en prévision de l’attaque française, dans l’espoir que la
divinité aiderait à protéger le royaume sur sa frontière la plus vulnérable.
Elle fut ensuite directement donnée au musée d’ethnographie du Trocadéro,
actuel musée de l’Homme (enregistrée le 30 avril 1894). Tout d’abord Fonssagrives l’a
présentée comme était une représentation d’Ebo, dieu tutélaire d’Ouidah ; thèse
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Paul Klee, (prononcer "Klé"), est né le 18 décembre 1879 à Münchenbuchsee, près de Berne en Suisse et mort le 29 juin 1940. C'est un peintre suisse. Biographie Années de formation Il grandit dans une famille de musiciens : sa mère, Ida, est chanteuse professionnelle, et son père, citoyen allemand, est professeur de musique dans la capitale helvétique. C'est de lui que Klee hérite son amour pour la musique. Lui-même excelle très tôt dans l'apprentissage du violon. À l'automne 1898, ayant terminé ses "examens de maturité" (baccalauréat) pour devenir avocat, il commence ses études de peinture à Munich, d'abord dans l'atelier particulier de Knirr, puis à l'Académie, sous la direction de Franz von Stuck. En 1899, il rencontre sa future femme, Lily Stumpf (*1876-†1946), une pianiste. En 1900, il s'inscrit à l'académie des beaux-arts de Munich où il cotoie Vassily Kandinsky. Il passe l'hiver 1901-1902 en Italie et visite Rome, Naples, Florence. Il se laisse prendre par le charme de l'architecture de la Renaissance, de Michel-Ange et des premiers maîtres du Quattrocento. Quelques voyages occasionnels le conduisent à Munich, où il découvre en 1904, Aubrey Beardsley, William Blake, Francisco Goya, James Ensor, puis à Paris en 1905. Il retourne à Munich à la fin de 1906 pour y épouser Lily Stumpf avec qui il aura un seul fils, Félix, né en 1907 et mort en 1990. Premières œuvres À l'exposition de Munich, il fait la connaissance des oeuvres de Vincent van Gogh et de Paul Cézanne. Il y expose ses
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FORCE ET MESURE
Elaborer une esthétique de l'Afrique noire apparaît comme une entreprise hasardeuse à bien des égards. Est-il légitime d'isoler ces objets, qu'aujourd'hui nous qualifions d'œuvres d'art, du cadre général de leurs relations et de leurs contraintes culturelles ? Peut-on les soumettre à un critère qui n'a jamais existé dans la pensée de leurs créateurs ? Et peut-on, enfin, voir dans cet art - si l'on s' en tient à ce terme - un phénomène uniforme, malgré la grande variété de styles tant régionaux que locaux que nous offre cet énorme continent, à la suite de longues évolutions historiques souvent mal connues ? Enfin, n'oublions pas que cette approche exclut de vastes régions, notamment l' Afrique blanche, c' est à dire la zone méditerranéenne avec son histoire millénaire ; l'Afrique orientale et méridionale dont les peuples de pasteurs ont donné naissance à des cultures pratiquement sans images ; et enfin ces sociétés de chasseurs, qui, encore à notre époque, n'ont pas dépassé le stade d'évolution de la préhistoire et dont les peintures rupestres constituent le principal témoignage d'une production artistique qui apparaît en divers points du continent. De même, il nous faut exclure de notre contribution à une esthétique de l'art d'Afrique noire les anciennes sociétés féodales, notamment le Bénin. Notre réflexion se borne donc aux vastes régions paysannes, véritable berceau de la sculpture sur bois. Lire la suite... ]
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Jacques Kerchache Vie des objets de surface
Les objets rituels, masques, statues, mobilier, utilisés en surf ace, jouent dans la société africaine traditionnelle, m rôle bien plus important que les objets funéraires, destinés à'être enterrés. Il faut leur adjoindre une petite quantité de pièces au double emploi (parures, mobilier sacré) qui accompagnent le mort dans sa tombe, comme à Igbo-Ukwu au Nigeria, ou certains objets funéraires trouvés fortuitement et réutilisés en surface, comme chez les Kissi en Guinée, ceux de la culture nok ou de celle d'Owo au Nigeria. En Afrique, les esprits sont partout présents. Un homme devient souvent plus important après sa mort que pendant sa vie. Les signes de surface fonctionnent par ensembles et sous-ensembles, dans un rapport étroit entre le rôle qu'ils jouent et celui de leurs manipulateurs ; il existe des objets collectifs (souvent les masques), semi-collectifs (de nouveau les masques et une petite partie de la statuaire) et ceux -particulièrement des statuettes- réservés aux sages, mémoire vivante de la communauté. Ceux-ci réactualisent continuellement les objets dans les relations qu'ils entretiennent avec le monde extérieur (événements historiques, contacts avec l'islam, le christianisme, migrations, guerres, alliances) et le monde intérieur (esprits, mort, rêves). Autour
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Les Statues meurent aussi est un documentaire-court métrage français réalisé par Chris Marker, Alain Resnais et Ghislain Cloquet sorti en 1953. Conseiller artistique : Charles Ratton.
Il fut commandité par la revue panafricaine Présence africaine. Partant de la question « Pourquoi l’art nègre se trouve-t-il au musée de l’Homme alors que l’art grec ou égyptien se trouve au Louvre ? », les deux réalisateurs dénoncent le manque de considération pour l'art africain dans un contexte de colonisation. Le film est censuré en France pendant huit ans en raison de son point de vue anti-colonialiste.
« Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l'histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l'art. Cette botanique de la mort, c'est ce que nous appelons la culture.
C’est que le peuple des statues est mortel. Un jour, nos visages de pierre se décomposent à leur tour. Une civilisation laisse derrière elle ces traces mutilées comme les cailloux du Petit Poucet, mais l’histoire a tout mangé. Un objet est mort quand le regard vivant qui se posait sur lui a disparu, et quand nous aurons disparu nos objets iront là où nous envoyons ceux des Nègres : au musée.
L’art nègre. Nous le regardons comme s’il trouvait sa raison d’être dans le plaisir qu’il nous donne. Les intentions du nègre qui le créé,
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DIEU D’EAU, entretiens avec Ogotemmêli par Marcel GRIAULE (1898-1956) Librairie Arthème Fayard, Paris, 1975, 224 pages.
Table des matières
Les Ogol
Première Journée. — Ogotemmêli. Seconde Journée. — La première parole et la jupe de fibres.
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Pour son cinquième anniversaire, le quai Branly affiche un bilan plus que positif avec plus de sept millions de visiteurs depuis son ouverture. Désormais bien ancré dans le paysage muséal parisien, il a fait taire toutes les critiques formulées à son encontre lors de son inauguration, en grande pompe, le 20 juin 2006, par Jacques Chirac et Kofi Annan. En 2010, il accède à la première place du classement des musées, réalisé par le Journal des Arts, détrônant le Centre Pompidou.
Né de la volonté de l'ancien président de la République, qui
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Mukudj Mask, 19th–20th century Punu people, Gabon Wood, pigment, kaolin; H. 13 1/2 in. (34.3 cm) Purchase, Louis V. Bell Fund and The Fred and Rita Richman Foundation and James Ross Gifts, 2000 (2000.177) The Metropolitan Museum of Art african art / art africain / primitive art / art primitif / arts premiers / art gallery / art tribal / tribal art / l'oeil et la main / galerie d'art premier / Agalom / Armand Auxiètre / www.african-paris.com / www.agalom.com
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Michel Leiris, (né le 20 avril 1901 à Paris et mort le 30 septembre 1990, à Saint-Hilaire dans l'Essonne) est un écrivain, ethnologue et critique d'art français, mais aussi Satrape du Collège de Pataphysique.
Michel Leiris est né au sein d'une famille bourgeoise cultivée habitant au 41 rue d'Auteuil dans le seizième arrondissement. Sa famille le pousse contre son gré à faire des études de chimie alors qu'il est attiré par l'art et l'écriture. Il fréquente les milieux artistiques après 1918, notamment les surréalistes jusqu'en 1929. Il se lie d'amitié avec Max Jacob, André Masson, Picasso, etc. Son œuvre a marqué les recherches ethnographiques et ethnologiques.
En 1935, dans L'Âge d'homme, voici comme il se décrit :
« Je viens d’avoir trente-quatre ans, la moitié de la vie. Au physique, je suis de taille moyenne, plutôt petit. J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ne se développe une calvitie menaçante. Autant que je puisse en juger, les traits caractéristiques de ma physionomie sont : une nuque très droite, tombant verticalement comme une muraille ou une falaise, marque classique (si l'on en croit les astrologues) des personnes nées sous le signe du Taureau ; un front
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- Musée d'Art africain à Dakar (Sénégal)
- Musée national des arts et traditions du Gabon à Libreville
- Musée de la chefferie Bafut (Cameroun)
- Musée de Bandjoun (Cameroun)
- Musée de Babungo (Cameroun)
- Musée du sultanat de Foumban, capitale du pays bamoun (Cameroun) : plus de 3 000 objets dont certains vieux de plus de six cent ans.
- Musée Dapper de Paris
- Musée du Quai Branlyà Paris
- Musée Royal de l'Afrique centrale à Tervuren (Belgique)
- Musée des arts africains, océaniens et amérindiens (MAAOA) à Marseille
- Musée africain de Lyon
- L'exposition « Africa Remix » au Centre Pompidou du 25 mai au 15 août 2005, a dressé un panorama de l'art contemporain africain
Musée des Arts derniers, le mythe d'une Afrique sans HistoireAfrik, 24 août 2006, par Louise SimondetL’exposition « Des hommes sans Histoire ? » a
ouvert ses portes, jusqu’au 31 juillet, au musée des arts derniers à
Paris. Dix-huit artistes internationaux se sont penchés sur le thème de
la spoliation des biens culturels. A travers leurs œuvres, ils
entendent dénoncer ce pillage en montrant le vide que ces vols ont
laissés, en particulier sur le continent africain. Interview d’Olivier Sultan, commissaire de l’exposition
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