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Image Le pays et la culture Dogon

Le pays et la culture Dogon

D’après Jean-Louis Paudrat

 

Situé dans la partie orientale du Mali, et mordant sur le nord ouest du Burkina Faso, le pays Dogon constitue un vaste territoire dont les frontières s’étendent sur près de mille kilomètres. A l’ouest en deça de la plaine alluviale, dépendant du complexe fluvial Niger-Bani, se déploie sur quelques quatre vingt kilomètres un plateau de grés primaire, que l’érosion éolienne a transformé en un paysage souvent chaotique particulièrement aride en saison sèche, lorsque entre février et juin souffle l’harmattan et que la température s’élève à 45°C.

Les nombreuses fractures de la roches quelques fois profondes ont permis néanmoins l’aménagement sur le fond schisteux des crevasses de surface cultivables, irriguées par l’infiltration à travers le grés de l’eau des rivières, qui courent temporairement en surface. Cette région du plateau s’interrompt en surplomb de la plaine Seno-Gondo, par une falaise escarpée, longue de deux cent soixante kilomètres environ orientée vers le nord est jusqu'à Doucentza puis vers l’est jusqu’à Hombori. Entaillée de failles horizontales, criblées d’une multitude de niches et de grottes, à certains endroits rompues par le départ, de hauts couloirs qui pénètrent le plateau sa paroi, se dresse au dessus, d’une masse d’éboulis, rocheux. Sur ces derniers parfois à l’abri d’auvents ou de plates formes, saillantes sont juchées greniers et sanctuaires habitations et jardinets en terrasse. Entre le pied encombré

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Les Yoruba

 

Le terme de Yoruba décrit à la fois un langage et une tribu vivant entre le Nigéria et la république populaire du Bénin, dans une région couverte de forêts et de savane. Leur histoire peut être retracée à partir du début de notre millénaire, avec la civilisation d’Ifé. Suite à l’effondrement du royaume d’Ifé un certain nombre de royaume tel que ceux d’Oyo, et d’Ijebu émergèrent, à leur tour ils se désintégrèrent durant le 18ème et le 19ème, mais furent ressuscités par les pouvoirs coloniaux, à la fin du 19ème. Aujourd’hui ils sont toujours à la base de la structure politique Yoruba. Le commerce des esclaves toucha fortement les populations Yorouba du Nigéria et il contribua, à leur diaspora et à la dissémination de leurs rites et de leurs croyances.

 

Les Yoruba sont des artisans prolifiques, la plupart des objets d’art Yoruba datent d’entre la fin du 19 ème, et le milieu de ce siècle, et peuvent parfois être attribués a des artistes connus par leur noms, ce qui est une exception dans l’art africain.

 

Durant le XVI, le royaume D’Ijebu, domina les régions situées près de la côte de l’océan atlantique . le cuivre importé par les navigateurs, portugais était échangé par les Ijebu et de nombreux objets en bronze furent créés par leurs artistes. Ces objets témoignent de l’influence de leurs voisins, le royaume du Bénin. Néanmoins, leurs bracelets cloches et sceptres, sont généralement décorés de figures, mi

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Image Gouro

Gouro

 

Vivant entre les Baoulé et les Yauré à l’ouest, les malinke au nord et les Bété et wé au sud. Les Gouro habitent dans une région recouverte par la savane et la forêt. Ils migrèrent en provenance du nord durant le XVI et sont aujourd’hui au nombre de deux cent mille, ils se nommaient Kweni mais lorsqu’ils furent colonisés entre 1906 et 1912 les envahisseurs français, leur donnèrent le nom de Gouro. Les villages Gouro sont composés de maisons rondes dans la partie nord et rectangulaire dans la partie sud. Chaque village est dirigé par un conseil des anciens, représentant chaque famille, et par des sociétés secrètes. Les gouro cultivent principalement le coton, le riz, le café et le cacao, les hommes défrichant et les femmes s’occupant des plantations.

L’art Gouro est un art élégant et se compose surtout de masques présentant des figures allongées un profil concave et des yeux en amande.

 

Masques :

 

Différents types de masques peuvent être remarqués. Dans la partie ouest du pays Gouro,, les masques ont un menton pointu, une bouche protubérante des yeux globuleux en amande et un front haut parfois orné de scarifications. Ils ont une fonction apotropaïque mais sont aussi portés par les bourreaux lors des exécutions.

Le style du sud est influencé de par celui de la

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Les Sénoufo

dispersés entre la côte d'Ivoire le Mali et le Burkina Faso, un millions cinq cent mille Sénoufo, vivent des fruits de l'agriculture et occasionnellement de la chasse. ils habitent des villages gouvernés par des conseils d'anciens, qui élisent un chef. la cohésion de la tribu est renforcée, par la société Poro qui initie, et éduque les hommes Sénoufo à partir de lâge de 7 ans. la théologie sénoufo repose sur la présence d'un dieu puissant,Koulotiolo; et d'une déesse mère Katielo, qui par l'intermédiaire des rites de la société Poro règnent sur le monde.
L'art des Sénoufo est l'un des premiers a avoir été admiré par les occidentaux, leur production artistique est abondante, et leurs statues et leurs masques sont caractérisés par un mélange de détails réalistes , alliés à des formes géométriques pures. jouant sur les vides et les pleins.

Masques :

les Sénoufo, utilisent différents types de masques, selon l'occasion. le masque appelé Kpéliyée utilisé par les membres de la société Poro a un visage en forme de coeur entouré d'ailettes. le masque heaume représentatnt une tête de buffle janiforme est utilisé pendant les funérailles et en temps de crise. sa principale fonction est de détruire les esprits malfaisants, son pouvoir provient d'une petite coupe placée au sommet de son crâne contenant des substances magiques. parfois durant les danses des étincelles sortent de sa bouche ce qui lui a valu le nom de "cracheur de feu". un autre type de masque heaume, une tête de buffle, placée sous une paire de cornes d'antilopes, est utilisé
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Image Jacques Kerchache _ Carrière

JACQUES KERCHACHE

Biographie

Jacques Kerchache est né le 6 août 1942 à Rouen.

Marié à Anne Diagne, il était père de deux filles, Maya et Deborah.

Il a effectué de nombreux voyages d’études entre 1959 et 1980 en Afrique, en Asie, en Amérique et en Océanie à

l’occasion desquels il a dressé un inventaire critique des grandes collections de sculptures.

En 1960, il ouvre une galerie rue des Beaux-Arts à Paris puis une autre rue de Seine qui fermera en 1981. Il y expose

aussi bien des artistes contemporains (Malaval, Pol Bury, Sam Szafran…) que de “ l’art primitif ” :

Art primitif-Amérique du Nord (1965),

Fleuve Sépik - Nouvelle-Guinée (1967), Les Lobi Lire la suite... ]

l'union des commissionnaires de l'hôtel des ventes :
est une corporation née en 1832 qui abrite environ 110 membres, (manutentionnaires et déménageurs) tous savoyards depuis le milieu du XIX ème siècle. En 1852 l'inauguration de Drouot unique salle des ventes de la compagnie parisienne, renforça leur position. profitant du référendum organisé en 1860 par Napoléon III pour le rattachement de la Savoie à la France ; les commissionnaires ont alors réclamé le privilège exclusif de leur corporation. Ils possèdent des parts égales de l'union, et sont responsables sur leur biens propres;

L'Hôtel Drouot a annoncé aujourd'hui qu'il allait supprimer le monopole de fait détenu par l'UCHV (Union des commissionnaires de l'Hôtel des Ventes) après la mise en examen de plusieurs des membres de cette corporation dans une affaire de vols de tableaux et d'objets d'arts
L'UCHV, qui assure le transport et la manutention des objets vendus à Drouot, est une corporation, créée en 1832, qui comprend actuellement 110 commissionnaires, surnommés les "Savoyards" ou les "collets rouges".

Le conseil d'administration de Drouot a décidé que le transport des objets d'art, principalement assuré par l'UCHV, sera désormais également confié à plusieurs prestataires extérieurs ayant auparavant reçu l'agrément de Drouot, a indiqué l'hôtel des ventes dans un communiqué. Ces agréments seront délivrés à des prestataires "respectueux des règles de déontologie et d'éthique", précise Drouot qui est en train de rédiger un cahier des charges.

Le conseil d'administration de Drouot a

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1884-1906

Du Salon des Indépendants au Fauvisme

1884

Fondation à Bruxelles par Octave Maus de la Société des Vingt (janvier)

Fondation à Paris de la Société des Indépendants: Seurat, Signac, Cross, Redon, Angrand, Dubois-Pillet. Seurat expose Les Baigneurs, Asnières (Tate Gallery, Londres). On commence à parler du Divisionnisme

Fondation de la Revue indépendante dont le rédacteur en chef est Félix Fénéon

Naissance de Modigliani, de Schmidt-Rottluff, de Beckmann et de Brusselmans.

1885

Pissarro rencontre Théo Van Gogh puis Signac et Seurat et adopte le Pointillisme

Naissance de Delaunay, de La Fresnaye.

1886

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Le groupe ashanti (ou Asante[1]) forment l'un des groupes ethniques[2] de l'ensemble akan au Ghana.

Ils parlent le twi qui est un des dialectes akan[3] appartenant au groupe des langues kwa.
Drapeau des Ashanti


Implantation géographique
Empire Asante au Ghana

La fédération ashanti se développe au XIIIe siècle. La capitale en est Kumasi[4]. Au XIXe siècle, cette civilisation atteint son apogée et occupe près de 70% du Ghana actuel. La communauté ashanti a été la plus grande de tous les États akan et la plus longue dans le temps. Noyau du clan Oyoko, Asantemanso demeure leur lieu d'origine[5].

L'ensemble du monde akan s'étend aussi en Côte d'Ivoire où il comprend les éthnies intérieures ou littorales, Appolos (Nzema), Anyi, Baoulé, Alladian, Adjoukrou, Tchaman surnommés "Ébrié", Abouré, Avikam, Laouien, Abron, etc.
Histoire
Origine

Les Ashanti étaient très divisés et vivaient en petits groupes qui vont former des villes-États vassaux du royaume denkyira. Les Oyoko vont devenir dominants et s'imposer[6]. Osei Tutu sera le premier roi à unifier ces groupes. L'empire était tout d'abord continental puis l'année 1806 marque le début de la conquête de la région côtière. Les Anglais finiront par annexer le Ghana. Ce sera la fin de l'empire ashanti[4].
Empire

    * 1620 : les Ashanti sont les vassaux du puissant royaume Denkyira, l'un des deux royaumes avec les Adansi à se partager la forêt alors que les Akwamu sont vers les mines d'or de Birin ainsi que la région d'Accra.
    * Osei Tutu (1695–1712 ou 1717) est le premier roi qui unifie les Ashanti. Dans ses jeunes années, alors qu'il n'était

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Les Dogons sont un peuple du Mali, en Afrique de l'Ouest. Leur population totale au Mali est estimée à 700 000 personnes[1]. Ils occupent la région, nommée Pays Dogon, qui va de la falaise de Bandiagara au sud-ouest de la boucle du Niger. Quelques Dogons sont installés dans le nord du Burkina Faso, d'autres se sont installés en Côte d'Ivoire.

Les Dogons sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons. Ils sont réputés pour leur cosmogonie et leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon qui regroupe plusieurs dialectes. Il existe aussi une langue secrète, le sigi so, langue réservée à la société des masques. Les Dogons sont liés avec l’ethnie des Bozos par la parenté à plaisanterie. Dogons et Bozos se moquent réciproquement, mais parallèlement se doivent assistance.
Sommaire

Histoire

Les Dogons seraient venus du Mandé, région située au sud-ouest du Mali au XIVe siècle pour éviter l'islamisation.[2]), le plateau (région de Sangha) et la plaine.[3] Ils se seraient installés à Kani Bonzon avant de se disperser sur trois sites que sont la Falaise de Bandiagara (site mis en 2003 sur la liste mondiale du patrimoine de l'UNESCO. Cette falaise était alors habitée par les Tellem, portant aussi le nom de kurumba. D'après les Dogons, les Bana ont précédé les Tellem. Même s'ils ont longtemps subi la domination des divers peuples ayant créé de grands empires ou royaumes, les Dogons ont toujours su conserver leur indépendance à cause de la difficulté

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La collection Kerchache aux enchères
Le 21 mai 2010 à 01H00 - LesEchos

 

 

Je me souviens de Jacques Kerchache, épuisé mais rayonnant, réglant l'implantation des vitrines au millimètre près. (…) A mes yeux, ces salles sont le reflet de son âme. Elles reflètent son amour des oeuvres et des hommes qui les ont créées » (1). C'est Jacques Chirac qui témoigne ainsi de son amitié envers Jacques Kerchache en décrivant son implication lors de l'ouverture du pavillon des Sessions du Louvre, dont les dix ans d'existence viennent justement d'être fêtés.

Il était né d'un père mi-kabyle mi-catalan et d'une mère belgo-helvético-hollandaise. Il avait épousé Anne, mi-sénégalaise, mi-vietnamienne. Et, dès l'âge de douze ans, ayant rencontré par hasard l'écrivain et journaliste Max-Pol Fouchet, qui le prend sous son aile, il cherche à découvrir les cultures du monde. Les 12 et 13 juin prochain, l'étude Pierre Bergé et Associés disperse le contenu de ses pléthoriques collections : 403 lots estimés 4,9 millions d'euros.

Son épouse a manifestement conservé des momies tatouées susceptibles de déclencher des polémiques ainsi que des sculptures vaudoues qui devraient être l'objet d'une exposition ultérieure. Dans le cercle des arts primitifs, l'excitation relative à certaines pièces mises en vente est grande. La part consacrée aux arts premiers (une expression qu'il a d'ailleurs inventée) dans les estimations est majeure : un peu plus de 4 millions

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Image Mumuye

Exposition « Mumuye »

 

ART GALLERY L'OEIL ET LA MAIN

41 RUE DE VERNEUIL 75007 PARIS

 EXPOSITION DU 2 NOVEMBRE AU 6 DECEMBRE 2009

 WWW.AFRICAN-PARIS.COM


 

Le Nigéria demeure l'un des pays africains les plus dynamiques en matière de production artistique, et ce dans tous les domaines. C'est à la sculpture nigériane et à ses artistes que la galerie L'Oeil et la Main a choisi de rendre hommage, à travers l'exposition "Mumuye". C'est
une vision à la fois globale et diversifiée de l'esthétique mumuye qui est proposée aux visiteurs et aux collectionneurs, à travers la présentation d'une quinzaine de pièces d'une grande qualité plastique.

Le groupe ethnique des Mumuye est situé au Nord-Est du Nigéria et se compose de sept sous-groupes aux coutumes et aux croyances distinctes. Leur origine commune se situerait, selon la tradition orale, plus au Sud du pays. Du fait de la difficulté d'accès à leurs territoires, les Mumuye ont longtemps été préservé de toute influence extérieure, jusqu'à leur soumission définitive aux Anglais dans les années 1950. En effet leur premier contact avec les Européens date de 1892, quand ils prêtèrent main forte au Jukun dans leur lutte contre les Fulani, eux-mêmes armés par les Français.

Les Mumuye vouent un culte au Vabo, c'est à dire aux divinités intermédiaires agissant entre les êtres humains et le dieu suprême La, associé au soleil. La statuaire mumuye a connu un grand succès parmi les amateurs d'art africain

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par Armelle Malvoisin, Le Journal des Arts - n° 276 - 29 février 2008




 

En intervenant pour empêcher la vente de pièces litigieuses d’arts premiers chez Tajan, plusieurs experts parisiens posent le problème de l’expertise.

PARIS - « C’est une honte pour la maison Tajan », commentait un professionnel venu en observateur le 19 février à l’espace Tajan, à Paris, à l’occasion de la vente d’arts premiers qui s’y tenait. Cette vacation de prestige, préparée avec l’assistance de l’expert Hervé Naudy, devait être, pour la maison de ventes, le coup d’envoi du retour de Tajan dans ce domaine (lire le JdA no 275, 15 février 2008, p. 24). 

Un scénario qui a tourné au cauchemar. « La consultation du catalogue nous a interloqués », rapportent quatre marchands et experts parisiens (Bernard Dulon, Philippe Ratton, Christine Valluet pour les arts tribaux, et Jacques Blazy pour l’art précolombien) dans une lettre datée du 15 février 2008 et adressée au président du Syndicat national des antiquaires (SNA). 

Ceux-ci indiquent que de nombreux collectionneurs leur ont demandé leur avis sur l’authenticité des pièces proposées. Ils les ont donc examinées sur place au moment de leur exposition. 

Dans leur courrier, sur les 326 pièces composant au total

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LES VOIES DE L'AFRO-RENAISSANCE

Texte tiré du "monde diplomatique" Octobre 1998

En matière économique, l’Afrique fait figure de continent pauvre et marginalisé. Depuis la fin de la guerre froide, elle apparaît comme une zone déclassée qui ne représente plus un enjeu géopolitique et diplomatique pour les grandes puissances. En dehors des situations d’urgence qui exigent des interventions humanitaires, plus personne ne s’intéresse véritablement au sort des 700 millions d’hommes et de femmes qui vivent dans cette partie du monde. « Faillite du développement » ? « Retard » ? Ou bien, plutôt, résistance des sociétés africaines, refus de se laisser prendre au piège néolibéral, et émergence de solutions de rechange au modèle occidental de développement ?


Peu d’études sur le continent laissent réellement place à l’espoir : on ne cesse d’y répéter que « l’Afrique s’enfonce » et devient « un conservatoire des maux de l’humanité   ». L’image d’un « continent naufragé », mille fois ressassée, paraît résumer l’ensemble des perceptions d’une Afrique qui tendrait à se confondre avec la misère, la corruption et la fraude et qui serait la patrie de la violence, des conflits et des
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Carl Einstein

Carl Einstein, ou Karl Einstein, né le 26 avril 1885 dans une famille juive à Neuwied et mort le 3 juillet 1940 à la frontière franco-espagnole, est un historien de l'art et écrivain allemand appartenant au courant de l'expressionnisme. Il est aussi le neveu du physicien Albert Einstein.

Biographie

Ami de George Grosz, Georges Braque et Picasso, sympathisant communiste et militant anarchiste, Carl Einstein a mêlé dans ses écrits des considérations à la fois esthétiques et politiques, s'intéressant tant au développement de l'art moderne qu'à la situation politique de l'Europe. De fait, il a traversé les guerres et révolutions qui ont secoué l'Europe dans la première moitié du XXe siècle : sensible aux implications sociales et politiques qui en découlèrent, il s'impliqua activement dans le Conseil révolutionnaire des soldats à Bruxelles et, dans une moindre mesure, dans la révolte spartakiste à Berlin, ainsi que, plus tard, dans la colonne Durruti de combattants anarchistes engagés dans la guerre d'Espagne. Einstein, du fait de sa confession juive, fut en outre directement concerné par la violente vague d'antisémitisme qui balaya l'Europe tout au long de son existence.

Carl Einstein fut en son temps un auteur et critique d'art connu, notamment avec son premier roman, Bébuquin ou les dilettantes du
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Paul Rivet

Paul Rivet (1876-1958) est un ethnologue français. Il est à l'origine de la théorie selon laquelle l'homme sud-américain viendrait d'Australie et de Mélanésie.


Un grand ethnologue

Dans cette perspective, Paul Rivet fonda un grand musée d'ethnologie, le Musée de l'Homme, à Paris.

Médecin de formation, Rivet prit part à une expédition scientifique, la Seconde Mission Géodésique française, qui arriva en Équateur en 1901. À la fin de cette mission, il resta en Amérique du Sud pendant 6 ans, observant les habitants des vallées interandines. À son retour à Paris, Rivet, engagé comme assistant au Muséum national d'histoire naturelle, mit de l'ordre dans ses observations sud-américaines.

Ses notes furent publiées conjointement à celles de René Vernaus, alors directeur du Musée, en deux parties, entre 1912 et 1922, sous le titre Ethnographie ancienne de l'Équateur. En 1926, Rivet contribua à l'établissement de l'Institut d'ethnologie à Paris, où il joua un rôle-clé dans la formation de nombreux ethnologues. En 1928, il succéda à René Vernaus. Il dirige le Musée d'Ethnographie du
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Art africain traditionnel

L'art africain traditionnel, qui fut aussi appelé « art nègre », se subdivise en une multitude d'arts locaux. Les musées internationaux ayant longtemps négligé l'art africain[réf. nécessaire], de ce fait la plupart des chefs d'œuvre sont entre les mains des collectionneurs privés et des marchands, et certains d'entre eux ont réalisé depuis les années 1980 de véritables fortunes. Après les diverses indépendances, beaucoup d'Européens étaient rentrés en Europe avec souvent d'importantes collections et peu à peu, leurs collections ont alimenté les marchés aux puces et les ventes aux enchères.

Les objets

La diversité plastique de l'Art africain traditionnel montre une prodigieuse imagination et une intensité magique, révélant l'omniprésence du sacré — qui fascina quantité d'artistes et collectionneurs occidentaux au XXe siècle dont André Breton — et des rites complexes : cérémonies où se jouent la définition du pur et de l'impur, la perpétuation de la lignée, la légitimation des alliances, la force et la cohésion du clan.

La véritable passion de l'art africain se doit dans certains cas de respecter l'objet dans son intégralité, ce qui signifie donc par exemple d'accepter l'existence
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Jacques Kerchache, portraits croisés

Connaisseur à l'œil réputé infaillible, conseiller des plus grands collectionneurs, militant infatigable de la cause des arts premiers, l'homme qui a fait entrer au Louvre les œuvres des quatre cinquièmes de l'humanité est mort au Mexique en août 2001. Il s'appelait Jacques Kerchache.

À l'occasion du troisième anniversaire de l'ouverture des salles d'arts d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques au Louvre, le musée du quai Branly et Gallimard publient Jacques Kerchache, portraits croisés. Conçu à partir d'une série d'entretiens avec ses proches, ses amis, les créateurs, les personnalités qu'il a côtoyées (Jean-Jacques Aillagon, Jacques Friedmann, Anne Kerchache, Alain Kirili, Jean-Pierre Lang, Jean de Loisy, Stéphane Martin, Alain de Monbrison, Jean Nouvel, Orlan, Jean-Charles Pigeau, Jean-François Prat, Michel Propper, Paul Rebeyrolle, Sam Szafran, Germain Viatte), cet ouvrage n'est ni une biographie exhaustive ni un essai critique, mais plutôt une invitation à la découverte. Un acte de mémoire, autant qu'un témoignage de respect.
Les témoignages réunis sont, en quelque sorte, la tradition orale de Jacques Kerchache transmise par ceux qui l'ont connu. Une tradition faites de voyages au bout du monde, de cabinets de curiosités, de nuits passées à contempler des œuvres d'art, à les comparer, à les distinguer, à les rapprocher, faite aussi d'expositions, accrochées dans l'urgence et la passion, d'albums et de catalogues feuilletées dans la fièvre, de pièces traquées pendant des années. Faite

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sculptures. Afrique, Asie, Océanie, Amériques

coédition musée du quai Branly et réunion des musées nationaux prix : 51,83 €référence : EK193771

Ouvrage collectif sous la direction de Jacques Kerchache, préfacé par le Président de la République. L'introduction est signée Jacques Kerchache. 

Quatre essais situent ces œuvres dans leur contexte historique et culturel.
Une cinquantaine d'auteurs, spécialistes, historiens, conservateurs, universitaires, chercheurs du monde entier se sont partagé l'analyse des cent treize chefs-d'œuvre présentés au musée du Louvre.

 

sommaire du catalogue

  • au regard des œuvres par Jacques Kerchache, conseiller scientifique au musée du quai Branly
  • les classiques de la sculpture africaine au Palais du Louvre par Jean-Louis Paudrat, maître de conférence à l'université de Paris I.
  • objets du Pacifique dans les collections publiques françaises par Sylviane Jacquemin
  • les objets nord-amérindiens dans les collections françaises par Marie Mauzé, docteur en anthropologie à l'Ecole des hautes études en sciences sociales
  • objets des Amériques, reflets du Nouveau monde par Pascal Mongne, historien d'art

23 x 30 cm ; 472 pages ; 300

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ivoires d'Afrique

19 février - 11 mai 2008


Dès le XVIème siècle, un certain nombre de pièces en ivoire sculptées par les artistes africains, provenant de zones qui correspondent à l'embouchure du Congo, à la Sierra Leone et au Nigéria actuels, sont entrés dans des collections aristocratiques, moins comme des objets de curiosités que comme des oeuvres exotiques et luxueuses. Cette exposition réunit une vingtaine des plus anciens objets africains collectés par les Européens et conservés aujourd'hui dans des collections françaises, accompagnés de documents mettant en valeur la profondeur historique du continent africain et de ses productions ainsi que la question de la circulation des motifs iconographiques entre Europe et Afrique. Ivoires d'Afrique présente au grand public un aspect peu connu de l'histoire du goût et de l'histoire de l'art.

 

Commissariat : EZIO BASSANI

Italien de Varèse, éminent spécialiste des arts africains, Ezio Bassani a commencé, en 1973, par faire la compilation du catalogue sur la sculpture africaine dans les musées italiens. À partir de 1977, il a enseigné l’histoire des arts africains à l’Università Internazionale dell’Arte (U.I.A.) de Florence. 
Grâce à ses connaissances historiques, il a été nommé membre du Comité scientifique de l’Université

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