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Objets blessésLa réparation en Afrique Réparer, recoudre, consolider, colmater… Objets blessésaborde le thème inexploré de la réparation locale par les populations
autochtones. Cette publication ouvre un regard nouveau sur les objets
africains, et présente 120 « objets blessés » choisis parmi les 500
objets réparés du musée du quai Branly. Le catalogue propose de
nombreux points de vue car chaque culture donne à la réparation des
objets, rituels ou usuels, une forme et un sens différents. Mais il s’interroge aussi sur le caractère poétique de la
restauration. Par ce supplément presque mystique de vie et de puissance
que le geste de l’homme confère à l’objet, celui-ci semble durablement
soustrait à l’éphémère. En outre, la réparation est une marque
d’authenticité, si tant est qu’on ne cherche pas à la falsifier. La première partie précise les sens du mot « réparation », aussi
bien en français que dans un certain nombre de langues africaines. Puis
sont mises en évidence les différences entre réparation et
restauration. Enfin une réflexion ethnologique situe l’acte de
réparation dans la vie complexe de l’objet. La deuxième partie explore le sens de la réparation pour les trois
principales religions présentes dans le continent :
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Enchevêtrement de cordes, accumulation d’éléments hétéroclites, petits
tas innommables, tels sont les objets de divination d’Afrique présentés
dans cet ouvrage. Ces figures de l’informe, perçues parfois comme
repoussantes et étranges, sont bien plus familières qu’on le suppose au
premier abord, et ne parlent pas d’autre chose que de la vie et des
innombrables fils de l’existence, qui ne cessent de se nouer et de se
défaire. Il ne s’agit pas là d’un quelconque hommage à une Afrique
mystérieuse et fétichiste, mais d’honorer la créativité humaine et la
variété des formes qu’elle sait emprunter.
Exposition. Musée du quai Branly (2009) Recettes des dieux : esthétique du fétiche Actes Sud 19,90 € Collectif sous la direction de Jacques Kerchache L'art africain Citadelles & Mazenod 199,00 € Faïk-Nzuji, Clémentine M. Arts africains : signes et symboles De boeck 42,00 € Collectif Empreintes d'afrique : art africain, art moderne L'atelier 9,91 € Bassong, Mbog Esthétique de l'art africain : symbolique et complexité L'Harmattan 21,00 € Diagne, Souleymane Bachir Léopold Sédar Senghor, l'art africain comme philosophie : essai Riveneuve 15,00 € Exposition.
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Un peu d'histoire ... C'est
en 1981, à l'occasion de l'ouverture de la galerie Ambre, que surgit
l'idée de réunir autour de cette inauguration cinq à six collègues
antiquaires en arts primordiaux et d'ainsi proposer au public les
premières "Portes Ouvertes sur les arts non européens" au Sablon. Le projet aboutit, succès à la clef... L'idée allait s'incruster au point d'entraîner d'autres galeries, belges et étrangères. En 1988, un dépliant modeste matérialise ce
ralliement d'antiquaires en constante progression, et trois ans plus
tard, l'édition d'un premier catalogue témoigne du succès de cette
association momentanée d'antiquaires mobilisés en vue d'un même objetif
: promouvoir l'exceptionnelle richesse des arts premiers dont ils sont
les ambassadeurs. A parti de 1996, les antiquaires bruxellois
invitèrent même en leurs locaux des collègues étrangers. Aujourd'hui,
les galeries françaises, italiennes, espagnoles, anglaises,
hollandaises et américaines se sont jointes à l'événement, lui
conférant une dimension internationale. La Brussels Non European Art Fair est
devenue l'une des plus importantes manifestations d'arts non-européens,
couvrant des secteurs aussi divers que l'art africain, l'art océanien,
l'art indonésien, l'art précolombien ou encore l'art asiatique et
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Jean Rouch (né le 31 mai 1917 à Paris et décédé le 18 février 2004 au Niger) réalisateur de cinéma et ethnologue français, reste célèbre pour la pratique du cinéma direct et pour ses films ethnographiques sur des peuples africains tels que les Dogons et leurs coutumes. Il est considéré comme le créateur d’un sous-genre de la docufiction : l’ethnofiction (voir : sources en anglais).
Biographie
Jean Rouch est le fils de Jules Rouch, météorologue, explorateur et directeur du Musée océanographique de Monaco, qui, sur le bateau Pourquoi-Pas ? a participé avec Jean-Baptiste Charcot à l’une des expéditions polaires françaises en Antarctique de 1908 à 1910. C'est à son retour en France qu'il rencontre sa future femme.
Jean Rouch fut l’élève de Marcel Mauss et de Marcel Griaule, qui documentait ses recherches ethnographiques avec des films. Suivant ces influences, c'est en tant qu'ingénieur des Ponts-et-Chaussées qu'il découvre l'Afrique en 1941. Il est alors responsable d'un chantier au Niger. C'est de cette époque que date sa passion pour le continent africain. Néanmoins, il rentre vite en France où il s'engage dans la résistance.
Après un bref passage comme journaliste à l'Agence France-Presse (AFP), il revient en Afrique où il devient un
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Germaine Dieterlen, née à Valleraugue (Gard) en 1903 et morte à Paris le 13 novembre 1999, est une ethnologue française.
Ancienne élève de Marcel Mauss, elle a travaillé au sein des ethnies Dogon et Bambara avec, entre autres, Marcel Griaule, Jean Rouch, Solange de Ganay et Denise Paulme. Elle débuta ses recherches au Mali en 1937 où elle poursuivit les travaux entamés par le répérage de la mission Dakar-Djibouti (voir Dakar et Djibouti) de Griaule et consorts. Elle a été Directeur d'Etudes à l'École pratique des hautes études EPHE (Sorbonne) avec charge d'enseignement.
De 1956 à 1975 elle succède à Marcel Griaule comme secrétaire générale de la Société des africanistes. En 1962 elle fait partie de l'équipe du CNRS RCP n°11 Objet et méthodes d'une ethnosociologie comparée de l'Afrique noire. Fin 1968, la RCP 11 évolue, sous la direction de Germaine Dieterlen, pour devenir le Groupe de Recherche 11, sous le nom de Étude des phénomènes religieux en Afrique occidentale et équatoriale.
En octobre 1971 elle préside le colloque La notion de personne en Afrique noire dont les actes du même nom
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Masques du Gabon
Les masques traditionnels ont toujours tenu une place importante au sein des cultures gabonaises. Chaque ethnie a les siens, dédiés à des cérémonies variées mais toutes importantes dans le rythme de vie de ces populations.
Masque Okuyi
Les masques Okuyi sont utilisés dans la tribu Myénée. Ils sont utilisés pour accompagner les funérailles ou les retraits de deuil.
Symbolique et utilisation
Ce sont des masques d'ancêtres. Ils expriment la sérénité de leurs anciens qui les protègent et les conseillent depuis le royaume des morts. Le porteur du masque est recouvert d'un costume de raphia. Durant les cérémonies, il pousse des cris sauvages destinés à effrayer les spectateurs.
Les masques noirs sont quant à eux probablement dotés d'une fonction judiciaire.
Caractéristiques
Masque anthropomorphe blanc, sa face est peinte au kaolin. La couleur blanche du kaolin est
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Mali
Le Mali est un pays d'Afrique de l'Ouest ayant des frontières communes avec la Mauritanie et l'Algérie au nord, le Niger à l'est, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire au sud, la Guinée au sud-ouest et le Sénégal à l'ouest. Le point le plus haut est le Hombori Tondo (1 155 m) situé dans la partie centrale du pays.
Ancienne colonie française, le Mali (alors République soudanaise) devient indépendant en 1960. Sa capitale est Bamako, forte d'une population de 1 430 000 d'habitants en 2006.
Histoire
Le Mali possède une histoire très riche et relativement bien connue. Cinq empires ou royaumes importants s’y sont succédé : l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l'empire peul du Macina.
Suite à l'invasion de la France en 1883, le Mali devient une colonie française sous le nom de Soudan français. Le 4 avril 1959, le Sénégal et le Soudan se regroupent pour former la Fédération du Mali, qui accède à l'indépendance le 20 juin 1960. Deux mois plus tard, le Sénégal se retire de la fédération et proclame son indépendance. Le 22
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Le bambara, aussi connu sous le nom de bamanankan, est une langue parlée par plus de 10 millions de personnes, principalement au Mali. De nombreuses autres personnes parlent également cette langue, ou des dialectes, dans d'autres pays voisins comme le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée et la Gambie. Les différences entre le bambara et le malinké et le dioulasont minimes, cette dernière langue étant parlée ou comprise par une
quinzaine de millions de personnes en Afrique de l'Ouest (notamment Burkina Faso, Côte d'Ivoire, et Gambie). La langue est fortement influencée par le français. Répartition géographiqueLe bambara est une langue nationale du Mali, et constitue la langue la plus communément comprise dans le pays. Les principaux dialectes du bambara sont : somono, segou, san, beledugu, ganadugu, wasulu et sikasso.
Dioula[modifier]Le dioula est relié au bambara de la même façon que l'anglais des États-Unis est lié à l'anglais d'Angleterre. C'est probablement la langue la plus utilisée pour le commerce en Afrique de l'Ouest.
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FORCE ET MESURE
Elaborer une esthétique de l'Afrique noire apparaît comme une entreprise hasardeuse à bien des égards. Est-il légitime d'isoler ces objets, qu'aujourd'hui nous qualifions d'œuvres d'art, du cadre général de leurs relations et de leurs contraintes culturelles ? Peut-on les soumettre à un critère qui n'a jamais existé dans la pensée de leurs créateurs ? Et peut-on, enfin, voir dans cet art - si l'on s' en tient à ce terme - un phénomène uniforme, malgré la grande variété de styles tant régionaux que locaux que nous offre cet énorme continent, à la suite de longues évolutions historiques souvent mal connues ? Enfin, n'oublions pas que cette approche exclut de vastes régions, notamment l' Afrique blanche, c' est à dire la zone méditerranéenne avec son histoire millénaire ; l'Afrique orientale et méridionale dont les peuples de pasteurs ont donné naissance à des cultures pratiquement sans images ; et enfin ces sociétés de chasseurs, qui, encore à notre époque, n'ont pas dépassé le stade d'évolution de la préhistoire et dont les peintures rupestres constituent le principal témoignage d'une production artistique qui apparaît en divers points du continent. De même, il nous faut exclure de notre contribution à une esthétique de l'art d'Afrique noire les anciennes sociétés féodales, notamment le Bénin. Notre réflexion se borne donc aux vastes régions paysannes, véritable berceau de la sculpture sur bois. Lire la suite... ]
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Jacques Kerchache Vie des objets de surface
Les objets rituels, masques, statues, mobilier, utilisés en surf ace, jouent dans la société africaine traditionnelle, m rôle bien plus important que les objets funéraires, destinés à'être enterrés. Il faut leur adjoindre une petite quantité de pièces au double emploi (parures, mobilier sacré) qui accompagnent le mort dans sa tombe, comme à Igbo-Ukwu au Nigeria, ou certains objets funéraires trouvés fortuitement et réutilisés en surface, comme chez les Kissi en Guinée, ceux de la culture nok ou de celle d'Owo au Nigeria. En Afrique, les esprits sont partout présents. Un homme devient souvent plus important après sa mort que pendant sa vie. Les signes de surface fonctionnent par ensembles et sous-ensembles, dans un rapport étroit entre le rôle qu'ils jouent et celui de leurs manipulateurs ; il existe des objets collectifs (souvent les masques), semi-collectifs (de nouveau les masques et une petite partie de la statuaire) et ceux -particulièrement des statuettes- réservés aux sages, mémoire vivante de la communauté. Ceux-ci réactualisent continuellement les objets dans les relations qu'ils entretiennent avec le monde extérieur (événements historiques, contacts avec l'islam, le christianisme, migrations, guerres, alliances) et le monde intérieur (esprits, mort, rêves). Autour
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Museo Etnografico Africa-Mozambico Bari
Les pièces viennent de la Mission africaine des Pères Capucins au Mozambique: on y trouvera des masques, des instruments de musique, des réalisations en ivoire ainsi qu'un important matériel documentaire.
Museo Villaggio Africano Basella di Urgnano
Les oeuvres réunies ici depuis 1984 proviennent de la colection des Missionnaires Passionnistes, une congrégation religieuse fondée en 1743. En plus d'exposer des oeuvres artisanales tribales, le musée-village a la particularité d'en vendre. Les bénéfices vont à la congrégation qui agit sur le continent noir pour aider les populations. Les objets proviennent en grande partie de l'Afrique subsaharienne (Dogon, Baoulé, Mahongwe).
Museo Civico di Scienze Naturali "Enrico Caffi" Bergamo
Le musée naît en 1917 de la fusion du Cabinet de curiosités de l'Institut Royal Technique et de multiples collections privées de la région. Après plusieurs transferts, il se fixe dans le somptueux palais de la Piazza Citadella en 1960.
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Pour les enfants,
jouer est une façon de se projeter dans leur futur rôle social.
Traditionnellement, en Afrique, les lance-pierres permettent de
s'exercer à la chasse, les poupées à se préparer à être une future
mère. Mais en Afrique, les mêmes objets sont parfois utilisés par les
adultes. Les "jouets" se chargent alors de valeurs implicites et
deviennent des objets rituels décorés en conséquence. Ils sont alors
destinés à composer avec les esprits de l'au-delà qui sont partout
présents. Il en est ainsi des "poupées" portées par les femmes qui
désirent un enfant. Ces poupées de fertilité sont l'objet de soins
attentifs. Elles sont nourries, lavées, transportées comme de vrais
nourrissons. Ainsi, chez les Mossi, la biga est portée jusqu'à
l'accouchement et elle bénéficie des soins avant même le nouveau-né.
Chez les Yoruba, l'enfant de bois est habité par l'esprit du modèle.
L'ibeji, représentation du jumeau décédé? est aussi l'objet des soins
attentifs de la mère. Elle s'en occupe toute sa vie durant, et les
descendants féminins de la mère qui recevraient l'ibeji en héritage,
continuaient à lui prodiguer des soins. L'enfant reste ainsi au milieu
des siens. Du
temps de ma jeunesse, je jouais avec des soldats et ma sœur avec une poupée.
Les enfants d’aujourd’hui passent leur temps à exploser, virtuellement mais
avec acharnement, des milliers
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D'un point de vue
historique, une tribu consiste en une formation sociale existant avant
la formation de l'État. Beaucoup de personnes utilisent ce terme pour
faire référence à des peuples ayant des modes de vie non européens ou
des sociétés indigènes. Certains ethnologues utilisent ce mot pour
désigner les sociétés organisées sur la base des liens de parentés,
spécialement des familles ayant une même descendance. Dans certains
pays comme les États-Unis, ou l'Inde, les tribus sont des peuples
indigènes qui ont une reconnaissance légale dans le pays concerné. Les
gouvernements des tribus peuvent être un chef de tribu ou un sorte de
conseil de tribu, qui représente la tribu et est généralement composé
de personnes agées et sages.
Notion considérablement débattue
chez les ethnologues : ces derniers voient des différences entre la
tribu avant l'État et celle contemporaine ; certains de ces débats
reflètent une controverse autour du colonianisme. Dans l'imagination
populaire, les tribus reflètent un mode de vie prétendument plus
"naturel" que l'État moderne. Les tribus auraient des avantages sociaux
car elles sont homogènes, patriarcales et stables. Certains croient que
les tribus sont organisées selon des liens de parentés, et ont une
idéologie sociale basée sur la solidarité.
En 1972, Morton Fried
dans son The Notion of the Tribe montre de nombreux exemples de membres
de tribus qui parlent différentes langues et pratiquent différents
rituels ou partagent des langues et pratiques venant d'autres tribus.
Il montre aussi différents exemples de tribus qui suivent
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Un rite ou rituel
est une séquence d'actions stéréotypées, chargées de signification
(action « symbolique »), et organisées dans le temps. Le rite n'est pas
spontané: au contraire, il est réglé, fixé, codifié, et le respect de
la règle garantit l'efficacité du rituel. Les deux mots rite et rituels
sont issus du latin "ritus" pour le premier et de "rituales libri"
(livre traitant des rites) pour le second. Le rite est un élément d'un
rituel. Les rituels peuvent intervenir dans la plupart des
circonstances de la vie. On distingue ainsi des rituels sacrés (messe,
prière...) et des rituels profanes (voeux de Nouvel An, manifestations
sportives...); des rituels sociaux (rites de politesse, discours de
promotion ou de fin d'année...) et des rituels privés (rites de la
toilette, de la séduction...). Cette situation explique que les
sciences humaines dans leur ensemble s'intéressent à la question:
sociologie, psychologie sociale, psychopathologie, anthropologie,
histoire... On pourrait dire que tout rite est "religieux" (donc
sacré) si l'on se fie au double sens étymologique de "relier" et "se
recueillir", s'unir volontairement à la tradition que le rite consacre.
Opinions diverses et différentes approches
On
trouve dans l'histoire des sciences humaines différentes approches des
rituels: une approche que l'on pourrait qualifier d'éthologie humaine,
issue notamment des travaux de Konrad Lorenz; une certaine tradition
sociologique qui, depuis les travaux d'Émile Durkheim traite les
rituels comme des éléments du sacré; un courant issu de la psychanalyse
qui rattache les rituels sociaux à des systèmes de
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D'un point de vue historique, une tribu consiste en une formation sociale existant avant la formation de l'État. Beaucoup de personnes utilisent ce terme pour faire référence à des peuples ayant des modes de vie non européens ou des sociétés indigènes. Certains ethnologues utilisent ce mot pour désigner les sociétés organisées sur la base des liens de parentés, spécialement des familles ayant une même descendance. Dans certains pays comme les États-Unis, ou l'Inde, les tribus sont des peuples indigènes qui ont une reconnaissance légale dans le pays concerné. Les gouvernements des tribus peuvent être un chef de tribu ou un sorte de conseil de tribu, qui représente la tribu et est généralement composé de personnes agées et sages.
Notion considérablement débattue chez les ethnologues : ces derniers voient des différences entre la tribu avant l'État et celle contemporaine ; certains de ces débats reflètent une controverse autour du colonianisme. Dans l'imagination populaire, les tribus reflètent un mode de vie prétendument plus "naturel" que l'État moderne. Les tribus auraient des avantages sociaux car elles sont homogènes, patriarcales et stables. Certains croient que les tribus sont organisées selon des liens de parentés, et ont une idéologie sociale basée sur la solidarité. En 1972, Morton Fried dans son The Notion of the Tribe montre de nombreux exemples de membres de tribus qui parlent différentes langues et pratiquent différents rituels ou partagent des langues et pratiques venant d'autres tribus. Il montre aussi différents exemples de tribus qui suivent différents leader politiques. Il conclut
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Un rite ou rituel est une séquence d'actions stéréotypées, chargées de signification (action « symbolique »), et organisées dans le temps. Le rite n'est pas spontané: au contraire, il est réglé, fixé, codifié, et le respect de la règle garantit l'efficacité du rituel. Les deux mots rite et rituels sont issus du latin "ritus" pour le premier et de "rituales libri" (livre traitant des rites) pour le second. Le rite est un élément d'un rituel. Les rituels peuvent intervenir dans la plupart des circonstances de la vie. On distingue ainsi des rituels sacrés (messe, prière...) et des rituels profanes (voeux de Nouvel An, manifestations sportives...); des rituels sociaux (rites de politesse, discours de promotion ou de fin d'année...) et des rituels privés (rites de la toilette, de la séduction...). Cette situation explique que les sciences humaines dans leur ensemble s'intéressent à la question: sociologie, psychologie sociale, psychopathologie, anthropologie, histoire... On pourrait dire que tout rite est "religieux" (donc sacré) si l'on se fie au double sens étymologique de "relier" et "se recueillir", s'unir volontairement à la tradition que le rite consacre.
Opinions diverses et différentes approches On trouve dans l'histoire des sciences humaines différentes approches des rituels: une approche que l'on pourrait qualifier d'éthologie humaine, issue notamment des travaux de Konrad Lorenz; une certaine tradition sociologique qui, depuis les travaux d'Émile Durkheim traite les rituels comme des éléments du sacré; un courant issu de la psychanalyse qui rattache les rituels sociaux à des systèmes de défense collectifs... Les avancées
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LE MASQUE DANS LA SCULPTURE AFRICAINE
Aucune société humaine n’a ignoré le masque et celui-ci surgit dès le moment où l’homme accède à l’état de culture. De la Grèce antique à l’Amérique ancienne en passant par l’Asie et l’Océanie, les masques ont symbolisé les dieux, incarné la beauté et l’effroi, exprimé l’immanence et l’illusion mais aussi le calme, l’ordre et la sérénité. Il en fut ainsi des Gorgones dont parle Hésiode, des masques d’initiation du Péloponèse, des masques bugaku et nô du Japon, des masques barong de Java, des masques des Eskirno et des Indiens d’Amérique du Nord, des masques des Papou Orokolo de la Nouvelle-Guinée. En Afrique Noire, continent célèbre depuis le début de ce siècle pour la richesse de son art, la sculpture des masques est une dominante majeure de l’art plastique. Le masque peut ici être considéré comme un phénomène artistique caractérisé par son ubiquité et la diversité de ses formes et styles.
LE MASQUE SE RENCONTRE PARTOUT
On rencontre le masque dans les savanes des pays Soudanais et des pays Bantou comme on le rencontre dans les forêts du Golfe de Guinée et de la cuvette Congolaise. Or, ces régions recouvrent plusieurs types de civilisations : Les civilisations des clairières avec les Dan, le Vê et les Akan ; - Les civilisations des greniers avec les Dogon, les Sénoufo ; Les civilisations des cités avec les Mandingues et les Yoruba. Il s’agit là aussi de sociétés qui peuvent être patrilinéaires ou
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Les collections d'art africain dans les musées du monde
L'Amérique
Bermudes
Hamilton
Bermuda National Gallery
City Hall, Church Street
lu-sa 10-16
Arts d'Afrique occidentale: Bamana, Bwa, Bete, Guro, Yaoure, Senufo, Ashanti, Yoruba, Ibo, Bamileke...
Brésil
Bahia
Museu Afro-Brasileiro. Universidade Federal da Bahia
Terreiro de Jesus
ma-sa 9-17
Arts et objets cultuels d'Afrique Noire: Yoruba...
Sao Paulo
Museu de Arqueologia e Etnologia. Universidade de Sao Paulo
Cidade Universitaria. Av. Prof Almeida Prado
ma-ve 9-17; sa 10-14
Ethnographie de l'Afrique noire. Exposition permanente "Culturas e Sociedades"
Canada
Calgary
Glenbow Museum
130 9th Avenue S.E.
ma-di 9-17
Arts d'Afrique occidentale: Baga, Senufo, Ashanti, Yoruba, Ibo, Yaunde, Bamileke... (non exposés en permanence)
Kingston (Ontario)
Agnes Etherington Art Centre. Queens University
Queens University Campus
ma-ve 10-17; sa-di 13-17
Arts d'Afrique occidentale: Bidyogo, Dogon, Bamana, Bankoni, Mossi, Dan, Senufo, Baule, Yaure, Anyi, Ashanti, Fanti...
Arts du Nigeria: Yoruba, Ibo, Urhobo, Koro, Mama, Kaka...
Arts du Gabon et du Congo: Fang, Kota, Bembe, Kongo, Yombe, Pende, Luba, Hemba, Lega, Songye, Tshokwe... (Coll. Lang)
Montréal
Musée des beaux-arts
1379-1380 rue
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La littérature d'Afrique noireLa littérature moderne d'Afrique noire se situe au confluent de divers courants: ses propres traditions locales et diverses; l'impact des mondes islamiques et arabes; l'influence omniprésente du colonialisme européen et du christianisme. Les Africains se sont montrés particulièrement prolifiques depuis la Seconde Guerre mondiale; utilisant le français, l'anglais, le portugais et plus de quarante langues africaines, ils ont composé de la poésie, de la fiction, du théâtre, et inventé des formes d'écriture pour lesquelles il n'existe pas de descriptif dans le monde littéraire européen. Leurs oeuvres dressent le portrait de la réalité politique et sociale moderne, et s'attachent aux systèmes de valeurs, qu'ils soient ou non africains. Dans le même temps, leurs écrits sont fondés sur les traditions indigènes et des visions du monde typiquement africaines.Bien avant l'arrivée des Européens, avant même le développement de l'écriture, les peuples de l'Afrique sub-saharienne ont exprimé de façon artistique leurs pensées, leurs sentiments et leurs préoccupations les plus profonds, sous la forme de mythes, de légendes, d'allégories, de
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